Cacao : Les planteurs s’insurgent contre la suspension des ventes

Les planteurs cacao contre la suspension des ventes

La suspension des ventes de cacao déplaît aux cultivateurs ivoiriens. Dans un communiqué publié ce vendredi, la Fédération des producteurs actifs de café-caco de Côte d’Ivoire (FEPACC-CI) reprouve la décision de suspendre les ventes des récoltes.

Les planteurs de cacao ivoiriens proposent un prix plancher pour la campagne cacaoyère 2019-2020.

Les planteurs ivoiriens prennent le contre-pied des autorités ivoiriennes et ghanéennes. Vendredi, la Fédération des producteurs actifs de café-cacao de Côte d’Ivoire (FEPACC-CI) a réagi à la suspension des ventes de cacao décidée par la Côte d’Ivoire et le Ghana. D’après un communiqué publié dont a eu copie Linfodrome, la FEPACC-CI annonce qu'elle ne compte pas attendre la campagne cacaoyère 2020-2021 pour voir les conditions de vie des cacaoculteurs changer.

Pour les régulateurs du secteur du cacao de la Côte d’Ivoire et du Ghana, c’est au cours de la période 2020-2021 qu’un tarif de 2600 dollars sera appliqué pour une tonne de cacao. Seulement, la FEPACC-CI s’interroge sur ce qu’il en sera durant la prochaine campagne (2019-2020). La fédération propose un tarif minimal pour la saison à venir. « Nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale que les producteurs de Côte d’Ivoire ne sauront attendre 2021 pour voir leurs conditions de vie améliorées. Mieux, nous exigeons un prix bord champ de 1000f/kg dès le 1er octobre 2019 date de l’ouverture de la grande campagne 2019-2020 », souligne la FEPACC-CI dans son communiqué signé par son vice-président Koua Raymond.

Cette annonce intervient seulement quelques jours après la décision des deux leaders mondiaux de suspendre leurs ventes. Une suspension temporaire qui permettra de fixer un prix plancher permettant d’augmenter le revenu des producteurs locaux. Actuellement, le kilogramme de cacao est vendu à 750 francs CFA et nourrit à peine les producteurs. Par cette décision, les autorités ivoiriennes et ghanéennes espèrent enfin dicter leurs règles dans un marché où les acheteurs fixent le prix de l’or brun.