RDC : Pas de célébration pour la fête nationale dimanche

Les autorités veulent que la journée du 30 juin marquant la fête nationale de la RDC soit réservée à la méditation. Aucune manifestation n'est admise.

Pas de fête nationale pour la RDC
Par Ange Atangana
Publié le 29 juin 2019 à 15:50 | mis à jour le 29 juin 2019 à 15:50

La République démocratique du Congo célèbre sa fête nationale ce dimanche 30 juin marquant la date d’accession du pays à l’indépendance. Les autorités congolaises ont annoncé qu’aucune manifestation ne se tiendra ce jour.

La RDC ne va pas célébrer sa fête nationale comme d'habitude.

Ce dimanche 30 juin marque le 59e anniversaire de l’accession à l’indépendance de la République démocratique du Congo. Cette date du 30 juin est depuis 1960 la fête nationale du pays et un défilé militaire se tient souvent à Kinshasa. Seulement, cette année il n’en sera rien.

« Nous avons décidé de célébrer plutôt le 60ème anniversaire en 2020. Le 30 juin prochain, il n’y aura pas d’activités officielles. Ce sera plutôt une journée de méditation, les gens resteront chez-eux. Ce sera une journée sous le signe de la méditation », a indiqué Basile Olongo, vice-premier ministre intérimaire en charge de l’Intérieur et Sécurité, à Jeune Afrique. S’il n y aura pas de défilé, le président congolais Félix Tshisekedi s’adressera tout de même à la nation.

Outre cette célébration, la marche de l’opposition prévue le 30 juin dans la capitale congolaise a été interdite par le gouverneur de Kinshasa. Gentiny Ngobila estime « qu’organiser des marches à cette date friserait le sabotage contre la mémoire de la République ». Cette manifestation « pacifique » était organisée par la coalition Lamuka, dont le candidat malheureux à la présidentielle Martin Fayulu continue de revendiquer sa victoire à ce scrutin.

En 2018 déjà, la fête nationale en RDC avait été célébrée de manière différente. Le traditionnel défilé militaire avait été remplacé par « une marche d’endurance physique ». Les militaires et policiers avaient effectué des activités sportives à travers tout le pays. Aucune raison n’avait été donnée par le président de l’époque Joseph Kabila.