CEI : Alassane Ouattara "hausse le ton" et met en garde l'opposition

Alassane Ouattara, président de la République de Côte d'Ivoire
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 07 août 2019 à 13:46 | mis à jour le 07 août 2019 à 13:46

Le chef de l’Etat Alassane Ouattara a mis fin, mardi 06 août 2019, au débat qui a lieu sur la loi portant recomposition de la commission électorale indépendante (CEI), adoptée au Parlement la semaine dernière.

Loi sur la CEI : L’adoption de la loi à l’Assemblée nationale et au Sénat met fin au débat, selon Alassane Ouattara

Véritable pomme de discorde entre le pouvoir et l’opposition ivoirienne, le chef de l’Etat Alassane Ouattara s’est prononcé, mardi 6 août 2019, veille de la célébration du 59e anniversaire de l’indépendance de la Côte d'Ivoire, sur la loi portant recomposition de la Commission électorale indépendante. Cette loi adoptée le 30 juillet dernier au Parlement et deux jours plus tard au Sénat, a annoncé le patron de l’exécutif, sera promulguée, ce malgré les protestations de l’opposition ivoirienne. « A partir du moment où l’Assemblée nationale et le Sénat ont voté, il n’y a plus de discussions. (…). Je vais promulguer la loi aujourd’hui, parce que tout le processus est bouclé », a argué Alassane Ouattara.

La prochaine étape, à écouter le président du RHDP, serait que l’opposition s’attèle à désigner ses représentants au sein de l’institution. Car dira dit-il « nous avons les élections en 2020. On ne peut pas se permettre de discuter », a-t-il tranché.

Le président Ouattara n’a pas manqué de rappeler que la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples, dans son arrêt de novembre 2016, avait exigé de son gouvernement une « recomposition » et non une « réforme » de l’institution contrairement aux exigeances de l’opposition constituée du PDCI-RDA, de EDS, du FPI et des mouvements proches de Guillaume Soro. « La Cour n’a pas demandé une réforme. Elle a demandé une recomposition pour mieux représenter la société civile, et c’est ce que nous avons fait », a-t-il confié.

L’opposition, a reconnu le président Ouattara, sera dans son droit de contester l’issue du scrutin présidentielle de 2020. A la seule condition, a-t-il poursuivi, que cela se passe dans les règles prévues par la loi. « Celui qui veut contester, conteste. Il y a des voies légales pour le faire. C’est aussi simple que ça. Surtout pas de violence comme en 2010. Nous devons prendre l’exemple de 2015. Nous allons aux élections, celui que les Ivoiriens vont désigner, sera en poste et les autres, je le souhaite, qu’ils appellent pour féliciter cette personne », a prévenu le chef de l’Etat.



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