Course-poursuite entre policiers et Gnambros à Abidjan

La traque des Gnambros se poursuit à Abidjan

La traque des Gnambros se poursuit à Abidjan
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 13 septembre 2019 à 13:32 | mis à jour le 13 septembre 2019 à 15:10

La mort du MDL Sony Tiékou, goutte d'eau qui a fait déborder le vase, continue de produire ses effets. Les policiers de la CRS1 se sont massivement déployés, ce vendredi 13 septembre 2019, à Yopougon Siporex pour traquer dans les moindres recoins de cette gare, les gnambros et autres syndicats de transporteurs. L'opération se poursuit dans d'autres communes d'Abidjan.

La traque des Gnambros se poursuit à Abidjan

Ce vendredi matin, à la gare de Yopougon Siporex, une horde de Gnambros était en train de battre l'un des leurs, l'accusant d'avoir commis un vol lorsqu'ils ont été surpris par une descente musclée de policiers de la CRS1 sur les lieux. L'on a donc assisté à une course-poursuite entre policiers et gnambros à travers la gare routière de Yopougon.

Le mot d'ordre de ces forces de sécurité a été donné par l'officier de police qui dirigeait l'opération. Il l'a d'ailleurs répété à haute et intelligible voix : "Nous ne voulons voir à la gare que le chauffeur et son apprenti. Plus de syndicats et de gnambros."

Ce mot d'ordre a été fidèlement appliqué par les éléments déployés sur le terrain. Tous ceux qui s'apparentaient à des gnambros où ceux qui étaient à côté des véhicules et qui n'y jouaient pas de rôle déterminé ont tous été embarqués, ce jour, par la police. Cette course poursuite s'est par ailleurs poursuivie dans d'autres communes abidjanaises, dont Adjamé et Cocody.

La Police nationale a publié sur son compte Twitter, le bilan à mi-parcours de cette opération : "Ce jour 13/09/2019, l'operation de lutte contre le phénomène "gnambros" a débuté à 06 heures dans la commune de yopougon. Bilan partiel: 32 personnes interpellées."

Après l'opération du 5 septembre dernier dans les gares de Yopougon Siporex et Sable, la police a à nouveau frappé ce vendredi. Le Préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi Irié, avait indiqué à propos que "les opérations d’envergure telles que celles démarrées n’éradiqueront ce phénomène qui constitue un sujet d’inquiétude pour la sécurité publique et pour les populations d’Abidjan", que si les premiers maires et élus locaux s'impliquent davantage.



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