Les Gnambros défient les policiers et se réinstallent dans les gares

Les gnambros font toujours la loi après le passage des policiers
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 18 septembre 2019 à 13:50 | mis à jour le 18 septembre 2019 à 14:20

La chasse aux Gnambros, démarrée en grande pompe au lendemain du meurtre du gendarme Tiékou Koua Anderson, s'est refroidie. En dépit de l'engagement personnel du Préfet d'Abidjan et des forces de l'ordre, cette mafia s'est réinstallée dans les gares routières.

La traque aux Gnambros : Une véritable poudre de perlimpinpin

L'assainissement du secteur du transport urbain à Abidjan n'est visiblement pas pour demain. C'est malheureusement le constat qui a été fait après les courses-poursuites entre policiers et Gnambros qui se sont avérées un véritable feu de paille, tant les opérations policières contre cette mafia se sont très vite estompées.

En effet, ces syndicalistes et autres petits voyous qui sèment la violence dans les gares routières, rançonnant manu militari les chauffeurs, se sont à nouveau installés.

Et pire, les frêles adolescents et autres jeunes qui avaient à peine la vingtaine, ont fait place à de jeunes hommes aux formes athlétiques et à la poitrine bombée. Leurs visages transpirent l'ombre d'une menace sur leur corporation, soit-elle illégale.

Ils auraient donc pris la relève de leurs "petits" pour sauver les meubles et continuer à pêcher en eau trouble. La sommation lancée au Préfet Vincent Toh Bi Irié en Nouchi (langage de rue) « Vié père, faut pas gâter no manhé ici hein ! Nous on va devenir quoi mainant ?? » est loin d'être fortuite.

Les deux opérations policières d'envergure lancées les 5 et 13 septembre derniers n'ont finalement accouché que d'une souris, car les Gnambros sont bel et bien de retour dans les gares et continuent de percevoir leurs taxes en toute impunité. C'est à croire qu'une main occulte, haut placée, continue de les protéger. Car finalement, chacun y gagnerait pour son compte comme le rapportent certains témoins sous couvert de l'anonymat. Au détriment des pauvres chauffeurs et usagers qui continuent de subir le diktat de ces voyous.


Hormis la commune de Koumassi où le Maire Ibrahim Cissé Bacongo a réussi à les mettre sous l'éteignoir, Adjamé, Youpougon, Cocody, Abobo et d'autres communes d'Abidjan demeurent sous leur coupe réglée.



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