Evo Morales en exil au Mexique, son message d'adieu à la Bolivie

Début d'exil au Mexique pour Evo Morales
Par K. Richard Kouassi
Publié le 12 novembre 2019 à 14:44 | mis à jour le 12 novembre 2019 à 17:53

En Bolivie, Evo Morales, 60 ans, a été contraint d'abandonner le pouvoir sous la pression de la population, qui contestait sa réélection le 20 octobre 2019. Le président bolivien a cédé après trois semaines de protestation. Mardi 12 novembre, on apprend que le chef d'État déchu s'est exilé au Mexique.

Début d'exil au Mexique pour Evo Morales

C'est sur son compte Twitter que l'ancien dirigeant bolivien a fait l'annonce de son exil. Evo Morales, qui a démissionné de son poste de président de la République de Bolivie, le dimanche 10 novembre 2019, s'est envolé pour le Mexique. "Soeurs et frères, je pars pour le Mexique, reconnaissant du détachement du gouvernement de cette ville frère qui nous a donné l'asile pour prendre soin de nos vies. Cela fait mal de quitter le pays pour des raisons politiques, mais je serai toujours en attente. Bientôt je reviendrai avec plus de force et d'énergie", a écrit Evo Morales. "Evo Morales est déjà dans l'avion du gouvernement mexicain chargé d'assurer son transfert en toute sécurité vers notre pays", confiait le ministre mexicain des Affaires étrangères qui a ajouté : "Il nous a demandé verbalement et de façon formelle de lui accorder l'asile politique dans notre pays".

Au pouvoir depuis 2006, l'homme de 60 ans déclarait à la télévision nationale : "Je renonce à mon poste de président". Mais les choses ne se sont pas déroulées aussi facilement. "Notre démocratie est en danger à cause du coup d'État en cours que des groupes violents ont lancé contre l'ordre constitutionnel", avait laissé entendre Evo Morales avant sa démission. "Mon péché est d'être indigène, d'être producteur de coca", regrettait-il.


À la chute de Juan Evo Molares Ayma, une foule joyeuse a envahi les rues, laissant éclater sa joie. Evo Morales avait tenté de faire baisser la pression en promettant un nouveau scrutin, sans pouvoir obtenir l'assentiment des Boliviens qui n'ont pas quitté la rue. L'armée bolivienne lui a suggéré de renoncer à son mandat présidentiel pour "permettre l'apaisement et entretenir la stabilité pour le bien-être" de la Bolivie.