Affaire 100 millions FCFA de caution, Guillaume Soro recadre Ouattara

Guillaume Soro à Ouattara « Un Président ne devrait pas dire ça »

Guillaume Soro à Ouattara « Un Président ne devrait pas dire ça »
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 02 décembre 2019 à 13:00 | mis à jour le 02 décembre 2019 à 13:52

Alassane Ouattara a évoqué la possibilité de relever la caution déposée par les candidats à l'élection présidentielle. Mais Guillaume Soro, qui a annoncé sa candidature, s'insurge contre cette sortie du chef de l'État.

Guillaume Soro à Ouattara: « Un Président ne devrait pas dire ça »

Alassane Ouattara était en visite d'État dans la région du Hambol, du 27 au 30 novembre 2019. Lors de sa présence de quatre jours dans le Nord ivoirien, le Chef de l'État ivoirien s'est prononcé sur de nombreuses questions d'intérêt national. À l'étape de Niakara, le 28 novembre, le Président Ouattara a surtout lancé une réflexion qui continue de produire de vives réactions au sein de la classe politique.

Le Président de la République, Président du RHDP unifié (parti au pouvoir) avait en effet fait part de son intention de « demander au gouvernement d'étudier les voies et moyens de mettre la caution, au minimum à 100 millions de FCFA » afin de « faire en sorte qu'il n'y ait pas 50 candidats ou 12 candidats comme en Guinée Bissau ».

Guillaume Soro est cependant monté au créneau pour dénoncer ces propos du président ivoirien. L'ancien Président de l'Assemblée nationale a donc réagi à cette sortie du Chef de l'État à travers un tweet. « Oh non, un Président de la République ne devrait pas dire ça », s'est offusqué l'ancien chef rebelle, qui a refusé d'adhérer au RHDP unifié.


À noter que la caution actuelle pour tout candidat à l'élection présidentielle en Côte d'Ivoire s'élève à 20 millions de FCFA, selon les termes du code électoral ivoirien. À la présidentielle de 2015, le Président Ouattara avait pris sur lui de remettre la somme de 100 millions de FCFA à chaque candidat à ce scrutin. Et ce, en dehors de tout texte légal (ni la Constitution ni le code électoral ne l'autorisaient).



Facebook
Twitter
email
Whatsapp