Abidjan: Le Préfet Vincent Toh Bi Irié descend au garbadrôme

Homme de terrain, le Préfet de la ville d'Abidjan M. Vincent Toh Bi Irié a initié des descentes dans des garbadrômes de la ville

garbadrômes, Vincent Toh Bi Irié - Le préfet d'Abidjan
Par Gary SLM
Publié le 07 février 2020 à 09:14 | mis à jour le 07 février 2020 à 11:29

M. Vincent Toh Bi Irié, le Préfet d’Abidjan, connu pour ses actions sur le terrain, a fait une descente dans des garbadrômes jeudi. Le plus haut fonctionnaire de la ville n’était pas là pour « fermer ces lieux de restauration rustique ni pour vous révéler leurs faces cachées », mais simplement pour soutenir ces activités.

Le Préfet d’Abidjan Vincent Toh Bi Irié dans les garbadrômes

Comme l’a dressé le service de communication de la Préfecture d’Abidjan, les garbadrômes font vivre plusieurs personnes à Abidjan et ce n’est pas seulement de la clientèle de ces commerces qu’il est question. Selon le service du Préfet d’Abidjan M. Vincent Toh Bi Irié, il y a plus de 2000 petits commerces de garba à Abidjan. Étant donné que chacun de ces commerces emploie en moyenne 5 personnes, il est tout de suite possible de savoir qu’ils font vivre plusieurs familles avec la création de 10 000 emplois directs.

Il faut également noter que le fonctionnement des garbadrômes génère d’autres emplois, notamment chez les vendeurs d’attieke, thon, oignon, piment et même de l’huile. Les emplois autour de cette activité sont donc très importants, d’où la nécessité des autorités de soutenir la filière.

Vincent Toh Bi Irié et les vendeurs de Garba en chasubles

Que faisait Vincent Toh Bi Irié dans les lieux de vente de Garba ?

Le Préfet Vincent Toh Bi Irié a donc fait quelques descentes dans des garbadrômes après qu’il a été interpellé par la Mutuelle Générale des Vendeurs d’Attieke et de Garba sur les tracasseries que subissent ces commerces de la part de certaines administrations. C’est non seulement pour toucher du doigt les problèmes de la filière, mais aussi pour constater les progrès réalisés par les acteurs de cette filière sur le plan de l’hygiène.

Le Préfet d’Abidjan dit avoir trouvé des « garbadrômes particulièrement propres, avec du thon protégé par de petites cabines en vitre, de l’eau potable, etc. Les serveurs portaient des chasubles propres » dans certains endroits. Le Préfet Vincent Toh Bi Irié « suppose » que sa présence sur le terrain « y est pour quelque chose dans l’amélioration de la propreté de ces lieux, suite au choc créé par » ses précédentes « visites sur les sites de production d’autres denrées alimentaires. Il a surtout constaté qu’il y a « une « ivoirisation » progressive des cadres de l’industrie du garba, aux côtés » de vendeurs venus des autres pays d’Afrique de l’Ouest.

Le préfet Vincent Toh Bi Irié dans les garbadrômes

Silence autour du "forum de l’attieké", un patrimoine national

Par sa visite de ces lieux, le Préfet réaffirme « le soutien de l’administration à toutes les activités économiques, pourvu qu’elles soient légales » et conformes aux règles. Il n’a pas manqué de prodiguer aux tenants de ces petits commerces des conseils sur l’importance qu’ils doivent accorder à « l’hygiène » pour la « santé des populations. »


Le haut fonctionnaire de la ville d’Abidjan a profité de sa descente dans les Garbadrômes pour faire un clin d’oeil au « Forum de l’Attieke » qui se tient depuis jeudi au Palais de la Culture d’Abidjan. Un salon important du patrimoine culturel de Côte d’Ivoire qui aurait dû bénéficier de plus de médiatisation.

Il regrette ce passage sous silence de ce forum de « L’attieké » qui est « pourtant une économie vitale et une identité culturelle Ivoirienne à célébrer. »

Vincent Toh Bi Irié dans les coins de vente de Garba