Désobéïssance civile: "L'heure est maintenant aux actions» (EDS)

Désobéïssance civile:
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 17 octobre 2020 à 10:50 | mis à jour le 17 octobre 2020 à 10:50

À l’instar du reste de l’opposition politique ivoirienne, la plateforme Ensemble pour la démocratie et la souveraineté (EDS) du président Georges Armand Ouégnin, a appelé ses militants à s’approprier l’acte 2 du mot d’ordre de désobéissance civile.

EDS appelle ses militants à s'approprier le mot d’ordre de désobéïssance civile

« Nous avons le devoir de nous opposer par tous les moyens démocratiques et légaux à ce coup d'État constitutionnel que s'apprête à opérer le chef de l'État sortant qui veut nous conduire vers une énième crise postélectorale qui risque de mettre à mal la cohésion sociale et l'unité nationale », a indiqué dans la matinée du vendredi 16 octobre 2020, le président de EDS.

Au siège du PDCI-RDA où il a conjointement animé une conférence de presse avec Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pr Georges Armand Ouégnin a également appelé les militants et sympathisants des partis politiques proches de Laurent Gbagbo, à s’abstenir de toutes participations au processus électoral en cours en Côte d’Ivoire.

« Trop c'est trop...Nous avons trop parlé et l'heure est maintenant aux actions. Agissons maintenant. Oui ensemble, agissons maintenant pour imposer par la désobéissance civile, la démocratie à ce régime liberticide. Oui ensemble agissons maintenant en faisant barrage à cette forfaiture. Oui, ensemble agissons maintenant en exigeant par le Dialogue des conditions d'élections consensuelles, libres justes transparentes et inclusives. Oui, ensemble agissons maintenant dans l'intérêt supérieur de la Côte d'Ivoire notre patrimoine commun», a-t-il interpellé.

L'opposition est vent debout contre la candidature du président Alassane Ouattara à un troisième mandat présidentiel. Favorables au report du scrutin présidentiel du 31 d'octobre, Henri Konan Bédié et les siens réclament la mise en place de conditions garantissant la tenue d’un scrutin apaisé, crédible, inclusif et démocratique.


Ils réclament à cet effet, la mise en place d'une CEI et d'un Conseil constitutionnel crédibles, et l'audit international du fichier électoral.




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