Présidentielle d'octobre: Ce que la CEDEAO demande à Bédié et Affi

Ce que la CEDEAO recommande à Affi et Bédié, la position du gouvernement
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 19 octobre 2020 à 12:50 | mis à jour le 19 octobre 2020 à 12:50

La délégation de la CEDEAO présente en Côte d’Ivoire a recommandé, dimanche 18 octobre 2020, aux candidats Affi N’guessan et Henri Konan Bédié, le choix du dialogue comme moyen de résolution de la crise préélectorale dans le pays.

Situation socio-politique: La CEDEAO appelle Bédié et Affi à privilégier le dialogue

« Nous avons échangé avec les deux candidats à la course présidentielle, les présidents Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’Guessan. Nous leur avons demandé de préserver la paix sociale par le dialogue. Aucune crise ne peut-être résolue sans le dialogue. C’est pourquoi nous leur avons recommandé la voie du dialogue. À la fin de notre mission, nous produirons un communiqué et vous en saurez plus » a déclaré Mme Shirley Ayorkor BOTCHWEY, la chef de la délégation ministérielle de la CEDEAO. Cette délégation séjourne à Abidjan dans le cadre d’une nouvelle mission de diplomatie préventive en vue de la poursuite normale du processus électoral actuellement en cours.

L’opposition ivoirienne, représentée au plus haut niveau par les candidats Henri Konan Bédié du PDCI-RDA et Pascal Affi N'guessan du FPI, est formellement opposée à la candidature du chef de l’ État sortant, jugée non conforme à la Constitution qui limite à deux le nombre des mandats présidentiels. Les opposants réclament de même la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil Constitutionnel; deux institutions jugées favorables au parti au pouvoir.

Depuis le 20 septembre, l'opposition a lancé un mot d’ordre de désobéissance civile qui, à ce jour, peine à donner les résultats escomptés. Toutefois, elle se dit déterminée à empêcher le processus électoral actuel, d'aller à son terme. « Nous devons faire en sorte que le processus électoral n'arrive pas à son terme », déclarait Pr Kakou Guikahué, N°2 du PDCI-RDA, lors d’une conférence de presse tenue vendredi 16 octobre.

Cette seconde phase de la désobéissance civile vise à empêcher le convoyage et la distribution du matériel électoral, l’affichage électoral, les meetings de campagne, la distribution et le retrait des cartes d’électeurs et manifester par tous moyens appropriés pour s’opposer à un éventuel « braquage électoral ». « Que les gens arrêtent de penser qu’il va avoir une situation exceptionnelle. Je les invite à reprendre leur place. Le gouvernement est prêt à discuter. Je les invite à revenir à la raison”, a, pour sa part, rétorqué le Premier ministre Hamed Bakayoko, samedi dernier lors d'une rencontre avec les partis politiques.


À cette rencontre boycottée par le PDCI, le FPI et EDS, le chef du gouvernement ivoirien a invité de nouveau Henri Konan Bédié et Affi N'guessan à la suspension du mot d’ordre de désobéissance civile. Le pouvoir, faut-il le notifier, reste intransigeant sur la question d’un quelconque report de l’élection ou d’un éventuel retrait de la candidature de son champion, le président Ouattara.




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