Angeline Kili raconte ses 13 jours de calvaire dans la résidence d’ Affi

Angeline Kili, l’épouse de l’ex-Premier ministre Pascal Affi N’guessan, est revenue sur le calvaire vécu durant les 13 jours de blocus imposé à la résidence du couple Affi.

Angeline Kili: « J’étais couchée et ils m’ont trouvée dans ma chambre… »

Après 13 jours de « séquestration », Angeline Kili, l’épouse de l’opposant Pascal Affi N’guessan, est désormais libre de tous ses mouvements. Le blocus imposé à sa résidence, a été levé dans l’après-midi du lundi 16 novembre 2020. « Je retrouve au moins la liberté de circuler, d’aller et de venir chez moi. Je pense que c’est déjà bon », a réagi l’épouse du président du Front populaire ivoirien (FPI), peu après la libération de la résidence par la police.

« Ç’a été des moments assez insolites parce que je ne comprenais pas. Je ne comprenais pas pourquoi le mardi 3 novembre, à 14 h, la Gendarmerie est venue chez moi, elle a bloqué la résidence et m’a empêchée de sortir jusqu’à ce jour. On ne m’a pas donné d’explications; je ne sais pas pourquoi nous avons été l’objet de ce blocus », a expliqué l’épouse d’ Affi N’guessan.

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Angeline Kili a aussi revélé que des hommes en tenue ont fait irruption, le jeudi 5 novembre, dans la chambre conjugale alors qu’elle était encore couchée. « Ils sont arrivés mardi et le jeudi 5 novembre à 6 h du matin. Ils sont rentrés de force et ils ont procédé à une fouille de toute la maison (…) J’étais couchée et ils m’ont trouvée dans ma chambre, qu’ils ont fouillée sans me donner d’explications. Je leur ai demandé ce qu’ils recherchaient, mais je n’ai pas eu de réponse », a-t-elle relaté.

Elle dit n’avoir aucune nouvelle de son époux Affi N’guessan, arrêté dans la nuit du vendredi 6 novembre, alors qu’il essayait de regagner Bongouanou, sa ville natale. « La situation de mon mari me préoccupe parce que ça fait presque deux semaines qu’il est dans leurs mains (les autorités ivoiriennes). Je ne sais pas ce qu’il mange; je ne sais pas s’il change ses vêtements. Ce qui me préoccupe; le plus, c’est sa santé. Il est détenu sans avoir sur lui ses médicaments, Mais je n’ai pas la possibilité de les lui remettre», s’est-elle inquiétée.


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