Centrafrique: François Bozizé écarté de la course à la présidentielle

Centrafrique: François Bozizé écarté de la course à la présidentielle 2020
Par Redaction 1
Publié le 04 décembre 2020 à 10:52 | mis à jour le 04 décembre 2020 à 10:53

La Cour constitutionnelle centrafricaine a invalidé en début d'après-midi du jeudi 03 décembre 2020 la candidature de François Bozizé de la course à la présidentielle du 27 décembre 2020. Agé de 74 ans, il était le seul qui pouvait inquiéter le président sotant Faustin Archange Touadéra.

Centrafrique: L'ex-Chef d'Etat François Bozizé ne sera pas candidat à la présidentielle

La candidature à l'élection présidentielle en Centrafrique de l'ancien chef de l'État François Bozizé a été invalidée, jeudi 3 décembre, par la Cour constitutionnelle au motif qu'il faisait l'objet de poursuites judiciaires et de sanctions de l'ONU.

Si la Cour constitutionnelle a écarté la condition d'un an de résidence sur le territoire, elle s'est appuyée sur l'article 103 du Code électoral pour rejeter la candidature de l'ancien chef d'État. Article qui précise parmi les critères d'éligibilité, la bonne moralité.

La Cour a rappelé que François Bozizé est sous le coup d'un mandat d'arrêt international datant du 31 mars 2014 pour les motifs d'assassinat, d'arrestation, de détention, de torture, etc. Elle a aussi mis en avant les sanctions onusiennes renouvelées au Conseil de sécurité en juillet 2020.

La Cour a rendu sa décision sous haute protection des forces nationales et de la Minusca. De nombreuses ONG et institutions ont aujourd’hui restreint leurs mouvements en prévision d’éventuelles manifestations de mécontentement. Dans la capitale, les forces de sécurité sont déployées de manière visible.

Sur les 22 candidatures, la cour a invalidé cinq, quand 19 ont été retenues dont celle du président sortant Faustin Archange Touadéra. Selon certains observateurs, le scrutin s'annonce sous haute tension.


Ancien général et ex-chef d'état-major porté au pouvoir par un coup d'État en 2003, François Bozizé a été renversé en mars 2013 par les rebelles de la Séléka, formés principalement de groupes musulmans du nord du pays.

Rentré en fin d'année 2019 en Centrafrique, il s'était aussitôt déclaré candidat en juillet 2020, expliquant que son expérience était indispensable pour rétablir la paix dans le pays dont de vastes portions restent sous le contrôle de groupes armés.






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