Kaweli, Lobognon, Sékongo: Tous se rebellent contre Guillaume Soro !

La position de Guillaume Soro et GPS, sa machine politique
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 19 janvier 2021 à 13:35 | mis à jour le 19 janvier 2021 à 13:35

A l’approche des élections législatives du 6 mars 2021, des dissensions se font de plus en plus entendre entre Guillaume Soro et ses lieutenants au sein du mouvement citoyen Générations et peuples solidaires (GPS).

Législatives 2021: Profond malaise au sein de GPS de Guillaume Soro

«Relativement aux élections législatives, Générations et peuples solidaires (GPS) décide de ne pas y participer », annonçait dans un tweet, l’ancien chef du parlement ivoirien à l’issue d’une réunion de GPS, tenue, samedi dernier à Abidjan. Cette décision de boycotter les élections législatives prévues en Côte d’Ivoire le samedi 6 mars 2021, ne semble pas faire l'unanimité chez tous les soroïstes.

Dans une déclaration publiée lundi 18 janvier, le Mouvement pour la promotion des valeurs nouvelles (MVCI) du président Sekongo Félicien, a rejeté l'appel au boycott lancé par Guillaume Soro. « Le MVCI, parti autonome et responsable, réaffirme définitivement son engagement à participer aux élections législatives prochaines », a fait savoir son vice-président Dénis Soro qui rappelle la détermination du président du parti à « oeuvrer dans la droite ligne de sa vision politique pour une Côte d’Ivoire réconciliée et démocratique ».

Outre Sekongo Félicien, le député Alain Lobognon a également balayé du revers de la main cet appel au boycott des élections législatives. Bien qu’étant toujours en détention pour « tentative de déstabilisation », le député sortant de la circonscription électorale de Dahiri-Fresco-Gbagbam a déposé son dossier complet de candidature. Sous la bannière indépendante, l'ancien ministre des Sports et bras de droit de Guillaume Soro entend défendre le siège qu'il a chèrement acquis lors des législatives précédentes. Idem pour Ouattara Kaweli, Maire et député sortant de Ferkessédougou, circonscription dont est originaire l'ex-Premier ministre en exil en raison de ses démêlés avec la justice ivoirienne.

La position de Guillaume Soro et GPS, sa machine politique

"C'est l'hiver en Europe. C'est la neige qui tombe. Dans le lointain, l'arbre est dégarni. Et viendra le printemps. L'arbre verdira. À bientôt !", a réagi sur Twitter, dimanche, l'ex-filleul d’Alassane Ouattara à la suite des nouvelles défections enregistrées ces derniers jours dans son camp. L’ex-chef rebelle reste malgré tout convaincu de la justesse de son combat.


Pour lui et bien de ses fidèles lieutenants, participer à ces élections législatives, au regard du contexte sociopolitique actuel, ce serait accorder une « légitimité » au troisième mandat « anticonstitutionnel » du président Alassane Ouattara. La priorité, pour lui, est d'abord de vider le « contentieux » à l’origine des violences électorales survenues lors de la présidentielle du 31 octobre; ensuite, faire la lumière sur les tragiques évènements qui ont couté la vie à 85 personnes, fait près d’un millier de blessés et d’importants dégâts matériels.

Même s'il refuse de prendre part aux législatives contrairement aux autres partis de l'opposition comme le PDCI et le FPI, Guillaume Soro se dit néanmoins engagé à travailler au maintien et au renforcement de l’unité de l’opposition. « Relativement aux élections législatives du 6 mars 2021, Générations et peuples solidaires (GPS) décide de ne pas y participer, mais tient, en toute liberté, à respecter la décision contraire des formations et partis politiques qui sont engagés dans ce processus », déclare le Conseil d’orientation de GPS.






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