En Côte d’Ivoire, l’inauguration de deux mémoriaux en hommage aux victimes de la crise politique qui a fait plusieurs morts en 2010 et en 2011 s’est tenue dans une atmosphère à la fois solennelle et émotive. Le premier mémorial a été installé à Anador, dans la commune d’Abobo, et le second à Yopougon, deux quartiers emblématiques de la ville d’Abidjan, fortement marqués par les violences postélectorales.
Côte d’Ivoire : hommages aux victimes de la crise de 2010-2011
Ces œuvres monumentales, réalisées par des artistes ivoiriennes, témoignent de la volonté de conserver vivante la mémoire des disparus. Pour le gouvernement, ces mémoriaux constituent un symbole fort qui vise à immortaliser la mémoire des victimes et à renforcer le devoir de mémoire national. Ils sont également perçus comme un pont entre le passé et le présent, une manière indélébile de raconter l’histoire, de la confronter, afin de transmettre aux générations futures les leçons d’un épisode politique douloureux que la Côte d’Ivoire s’efforce de ne jamais revivre.
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Si les victimes et leurs familles saluent l’initiative, elles ne cachent pas leur frustration. Elles approuvent l’idée de ces mémoriaux, mais demandent davantage d’actions concrètes pour que justice et réparation soient pleinement rendues.
Le gouvernement de Côte d’Ivoire, de son côté, assure avoir posé des actes significatifs. Selon la ministre de la Solidarité, plusieurs mesures ont été mises en œuvre, notamment la prise en charge médicale et scolaire des victimes ainsi que le financement d’activités génératrices de revenus pour favoriser leur autonomie. Cependant, de nombreuses victimes estiment que ces efforts, bien qu’appréciables, restent insuffisants au regard des souffrances endurées et appellent à une politique de réparation plus ambitieuse et durable.

