Côte d'Ivoire : 153 nouveaux migrants rapatriés de Libye

Des migrants de retour à Abidjan

153 migrants en situation précaire en Libye ont été rapatriés ce jeudi soir à Abidjan. Cette nouvelle vague de migrants s’inscrit dans le cadre d’une politique de retour volontaire initiée par le Gouvernement en partenariat avec l’organisation internationale pour les migrants (OIM).

Retour de 153 migrants en provenance de Libye

Depuis l’épisode des migrants vendus comme esclaves en Libye, l’État ivoirien s’est engagé à faire rentrer tous ses ressortissants en situation de détresse dans ce pays. Des moyens diplomatiques ont été mis en place afin de faciliter leur retour.

Le jeudi 1er février, le ministère de l’Intégration africaine, en collaboration avec l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), a ramené 153 ivoiriens qui étaient en situation difficile en Libye. Ce contingent composé d’orphelins, de jeunes et de femmes enceintes a été accueilli à l’aéroport Félix Houphouët Boigny par les ministres Ally Coulibaly de l’Intégration africaine et Mariatou Koné de la Solidarité.

Une autre vague de rapatriement est prévue pour ce mois. Plus de 250 personnes en difficulté en Libye devraient regagner Abidjan le 19 février. Le nombre de ressortissants évacués du territoire libyen devrait ainsi passer la barre de 1500 migrants.

Après leur retour au pays, ces migrants ont maintenant besoin d’être réinsérés socialement en Côte d’Ivoire. Le gouvernement n’a pour l’heure pas encore rendu public le mécanisme mis en place pour réintroduire ces personnes dans la vie active dans le pays. Il faut savoir que plusieurs migrants se lancent à l’aventure faute de travail dans leur pays.

La ministre de la Solidarité a tout de même assuré que les femmes enceintes et les enfants non accompagnés seront pris en charge par le gouvernement. « Nous allons les prendre en charge. Les femmes enceintes vont être conduites immédiatement à l’hôpital, les enfants vont être placés dans des institutions afin qu’ils puissent bénéficier de chaleur familiale et qu’ils puissent aller à l’école. La prise en charge sera totale grâce à l’appui de nos partenaires », a-t-elle indiqué.