Burkina : Bientôt toute la vérité sur l'assassinat de Thomas Sankara

L'affaire Thomas Sankara hante encore les Burkinabè
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 12 décembre 2018 à 17:02 | mis à jour le 12 décembre 2018 à 17:08

L'on saura enfin ce qui s'est réellement passé ce 15 octobre 1987, où le Capitaine Thomas Sankara a été assassiné avec bon nombre de ses collaborateurs. La France a transmis aux autorités burkinabè les documents déclassifiés liés à cette affaire.

L'affaire Thomas Sankara hante encore les Burkinabè

Emmanuel Macron l'avait promis, il y a un an, lors de son passage au pays des hommes intègres. Le Président français avait en effet indiqué que « ces documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè qui aura accès à tous les documents sur l'affaire Sankara ». C'est désormais chose faite, car un premier lot de ces documents d'archives liés à l'assassinat de l'ancien leader burkinabè, le Capitaine Thomas Sankara, a été transmis au Faso par voie diplomatique, le 9 novembre dernier. Le second lot suivra dans les prochains jours.

Aussitôt, le cabinet du juge d'instruction en charge du dossier a procédé à un tri des pièces et autres documents audio pour passer chacun des éléments de preuve au peigne fin. Les avocats des parties ont d'ailleurs été invités par le juge à consulter ces documents.

Notons que le Canard Enchaîné, dans sa parution d'octobre-novembre 1987, indiquait que Jacques Chirac, alors Premier ministre du Président François Mitterand, avait ainsi écrit à Michel Aurillac, ministre de la Coopération : « Trop c'est trop. Il convient d'en tirer les conséquences et d'aller au-delà de ce que nous avions envisagé pour ce qui concerne la réduction de l'aide à ce pays pour 1987. » La suite, on la connaît.

Pour rappel, le révolutionnaire Thomas Sankara a été tué avec plusieurs autres proches lors du coup d’Etat d’octobre 1987 qui porta Blaise Compaoré au pouvoir. Le nouveau pouvoir burkinabè avait fait la curieuse déclaration selon laquelle Thomas Sankara était mort de « mort naturelle ». La déclassification et la transmission des documents aux autorités burkinabè permettront donc d'élucider enfin cette affaire, d'autant plus que les Burkinabè crient justice depuis plus de 31 ans.



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