Centrafrique : Situation humanitaire, les Nations Unies lancent l’alerte
La situation humanitaire en Centrafrique reste encore très préoccupante. Le représentant d’Antonio Guterres à Bangui a donc interpellé le Conseil de Sécurité des Nations Unies afin de prendre les dispositions nécessaires pour sortir le pays du gouffre.
Les Nations unies au chevet de la Centrafrique
Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, a indiqué jeudi au Conseil de sécurité que la situation dans ce pays restait sérieuse malgré la signature récente d’un accord de paix.
« La signature de l’Accord global pour la paix et la réconciliation nationale le 6 février est l’aboutissement d’un long processus », a déclaré Parfait Onanga-Anyanga, qui est également chef de la mission de l’ONU en RCA.
Cet accord de paix global, signé par le gouvernement de la République centrafricaine et 14 groupes armés à Bangui, était le point principal de la réunion du jour.
Dans son exposé devant le Conseil de sécurité, M. Onanga-Anyanga a indiqué que « les Centrafricains ont fait beaucoup de chemin, et ce, en dépit de nombreuses difficultés ». Il estime donc que ceux-ci méritent « admiration » et « encouragements ».
« Nous avons raison de saluer le fait que nos efforts multiformes aient permis ce progrès politique important en République centrafricaine, toutefois nous devons rester vigilants car la situation reste sérieuse », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Le sort insupportable des personnes déplacées et des réfugiés, ainsi que les scènes de violence insensée et les nombreuses victimes en sont un rappel cuisant. »
M. Onanga-Anyanga a souligné que la signature de l’accord de paix était « une étape nécessaire et décisive, certainement, mais pas la seule. Le plus dur reste encore à venir. Le véritable test sera celui de la mise en œuvre complète et en toute bonne foi de cet accord », a-t-il déclaré.
A noter que des milliers de civils ont trouvé la mort depuis le début du conflit en Centrafrique en 2012, en raison de combats entre les milices anti-Balaka, majoritairement chrétiennes, et la coalition rebelle des ex-Seleka, majoritairement musulmane. Cette situation a donc plongé le pays dans une dépendance de l’aide humanitaire.
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