Burkina: écoutes téléphoniques, lundi décisif pour Guillaume Soro

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Des Écoutes téléphoniques mettaient en cause Guillaume Soro lors de la tentative de coup d’État au Burkina Faso contre les autorités de la transition. L’ancien chef rebelle de Côte d’Ivoire va être situé sur l’authenticité de ces conversations captées par les services secrets burkinabés au plus fort de la crise du RSP.

Les écoutes téléphoniques refont surface, Guillaume Soro dos au mur

Accusé d’avoir participé avec Djibrill Bassolé à la tentative de renversement des autorités de la transition au Burkina Faso, Guillaume Soro va savoir ce lundi ce qu’il en est de l’authenticité des écoutes téléphoniques qui l’impliquent dans cette affaire. Le ministre de la Défense du Burkina Faso, M. Chérif Sy avait déjà déclaré lors de son témoignage que Guillaume Soro avait reconnu le contenu des conversations téléphoniques avec l’ancien ministre du Faso M. Djibrill Bassolé.

Franklin Nyamsi, le conseiller spécial de l’ancien président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire avait chargé Chérif Sy pour cette déclaration. Les officiels Burkinabés ont eux refusé de se livrer à des débats populistes sur internet, préférant laisser la justice trancher la question de l’implication ou non de l’ancien patron de la rébellion armée en Côte d’Ivoire dans cette tentative de coup d’État.

Justement à propos de la justice, le tribunal militaire du Burkina Faso va recevoir à la barre l’expert en sécurité informatique qui avait analysé les conversations téléphoniques auxquelles Guillaume Soro aurait participé. Les propos de cet expert seront décisifs dans le cas Guillaume Soro contre qui la justice burkinabé avait émis un mandat d’arrêt international. À la levée de celui-ci, la justice burkinabé avait demandé à la Côte d’Ivoire d’engager des poursuites contre le Président de son assemblée nationale de l’époque pour « dénonciation ».

Aucune procédure n’a depuis lors été engagée contre l’ex-Premier ministre de Laurent Gbagbo puis d’ Alassane Ouattara. Mais avec le passage à la barre de l’expert ce lundi 18 mars 2019, Guillaume Soro pourrait voir le mandat d’arrêt, émis contre lui et qui avait été annulé, réactivé.

Et là, l’ex-PAN qui serait déjà frappé par une interdiction de voyager en France et dans les pays de l'espace Schengen pourrait avoir du mal à s’en sortir, étant donné qu’il se dresse désormais contre le régime du Président Alassane Ouattara qui était son protecteur dans cette affaire.