Côte d'Ivoire: Des manoeuvres pour empêcher le retour de Gbagbo, selon un député français

Le retour de Gbagbo, objet de pressions internationales

Le retour de Laurent Gbagbo en Côte d'Ivoire n'est visiblement pas à l'ordre du jour. Un député révèle des pressions tant nationales qu'internationales pour maintenir l'ancien président ivoirien en exil.

Laurent Gbagbo, vers un séjour prolongé en Belgique ?

Laurent Gbagbo a été acquitté, puis libéré par la Cour pénale internationale (CPI), respectivement le 15 janvier et le 1er février 2019. En raison des conditions assorties à cette libération, et attendant un éventuel appel du procureur, l'ancien président ivoirien a été conduit à Bruxelles, la capitale belge, pour attendre la suite de son procès.

Mais depuis plus de deux mois après cette libération de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé, c'est quasiment le statu quo à La Haye. Les conclusions écrites des juges de première instance et l'appel qu'entend interjeter le bureau du procureur sont jusque-là attendus. C'est à croire que la procédure judiciaire engagée contre les deux Ivoiriens est totalement en berne.

Alors que MM. Gbagbo et Blé Goudé ne cessent d'exprimer leur volonté de rentrer en Côte d'Ivoire, le greffe de la Cour s'attèle plutôt à leur trouver des pays d'accueil. La Belgique pour le premier, et le second qui vient de refuser l'Afrique du Sud et l'Ouganda, après avoir décliné l'offre du Portugal et de l'Argentine.

Du côté d'Abidjan, les autorités ivoiriennes déclarent que le retour de leurs compatriotes au pays est subordonné à des discussions préalables avec le pouvoir. Et le dernier mot revient in fine au Président Alassane Ouattara.

Le Député français Jean-Paul Lecoq croit cependant savoir qu'il y a plutôt des tractations pour maintenir Gbagbo et Blé Goudé hors de la Côte d'Ivoire, à l'approche de la présidentielle de 2020.

« Des pressions ivoiriennes et françaises empêchent Gbagbo de retourner dans son pays », s'est-il voulu formel.

Le Parlementaire français avait d'ailleurs interrogé le ministre Jean-Yves Le Drian sur le sujet, mais le chef de la diplomatie français a tout simplement botté en touche en éludant la question.