La Haye : Les conditions de liberté de la CPI agacent Blé Goudé !!!

Liberté étriquée pour Charles Blé Goudé
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 13 avril 2019 à 12:41 | mis à jour le 13 avril 2019 à 12:47

Libéré sous conditions, le 1er février 2019, Charles Blé Goudé vit dans un hôtel à La Haye, attendant que le greffe de la Cour lui trouve un pays d’accueil. L’ancien leader des jeunes patriotes met ce temps à profit pour recevoir parents, amis et connaissances. Mais les restrictions à lui imposées par la CPI ne lui facilitent pas l’existence.

Liberté étriquée pour Charles Blé Goudé

C'est au Crowne Plaza Den Haag - Promenade de La Haye que Charles Blé Goudé reçoit ses nombreux visiteurs depuis plus de deux mois qu'il a élu domicile dans cet hôtel. Contrairement à son mentor Laurent Gbagbo, qui vit à Bruxelles en compagnie de sa seconde épouse et de son enfant, l'ancien leader de la galaxie patriotique est en attente d'un pays d'accueil, que peine à trouver le greffe de la CPI. L'offre du Portugal ou de l'Argentine a été formellement déclinée par l'ex-général de la rue, qui ne voudrait en aucun cas être éloigné de ses compatriotes.

Les conditions qui lui sont imposées ne sont en effet pas aisées pour le président du Cojep qui affectionne tant l'espace. Ces conditions tiennent, entre autres, à l’obligation de résider dans un État membre de la CPI, au déplacement au sein de la municipalité des pays hôtes. Pour l'ancien ministre de la Jeunesse de Gbagbo qui réside encore dans un établissement hôtelier, il n'a pas le droit de sortir de son hôtel sans autorisation. En cas de violation, la Chambre d'appel de la CPI se réserve le droit de réviser ces conditions de libération.

C'est donc à juste titre que la sortie de Charles Blé Goudé en compagnie de son épouse et de ses enfants, le 21 février, a été préalablement autorisée par la Cour. Même son adresse à ses compatriotes, le 27 mars dernier, est passée à la censure des juges de la CPI avant sa publication.

En transit dans cet hôtel de La Haye, il n’y a que ses repas qui sont pris en compte par la CPI. « Les premiers jours, quand il recevait des visiteurs, il devait payer pour se servir des assiettes de l'hôtel. Il a dû protester afin que ça change», rapporte une source qui lui est proche.

C'est dire combien les conditions à lui imposées par la CPI l'agacent quelque. Mais il faudra s'y faire jusqu'à la fin définitive de l'affaire "le Procureur contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé".



Les commentaires
Prochainement disponible...