Evènements de Béoumi : Le FPI invite à situer les responsabilités

Issiaka Sangaré, secrétaire général du FPI
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 22 mai 2019 à 15:30 | mis à jour le 24 mai 2019 à 10:29

La frange du Front populaire ivoirien (FPI) dirigée par Pascal Affi N'Guessan exige via un communiqué dont copie est parvenue à la redaction d'Afrique-sur 7, que la lumière soit faite sur les tragiques évènements qui ont endeuillé la ville de Béoumi le mercredi 15 et jeudi 16 mai derniers.

Evènements de Béoumi: L'appel du FPI aux autorités locales et gouvernementales

Le Communiqué du Front populaire ivoirien est signé de son secrétaire général, Issiaka Sangaré. Dans cette note, Le FPI exige clairement des autorités locales, la mise en place d'une commission d'enquête qui situera les responsabilités des uns et des autres sur cette escalade de la violence qui a occasionné, selon des voix officielles 9 morts, 98 blessés et plus de 300 déplacés internes. "Le FPI invite les autorités administratives et celles chargées de la sécurité à ouvrir des enquêtes en vue de situer les responsabilités et de punir les auteurs de ces événements graves et douloureux", peut on lire dans le communiqué signé de Issiaka Sangaré. Le Parti de Pascal Affi N'guessan ne manquera pas de condamner avec la dernière énergie, cette montée de violence entre les deux communautés allochtones et allogènes. Nons sans appeler au calme et à la retenue les differentes parties. Le FPI a exprimé sa compassion aux victimes et familles de victimes de ces malheureux évènements.

Le Parti à la rose s'est fait fort de remarquer la présence de civils armés qui ont pris une part active dans ces heurts."Le FPI invite le gouvernement à désarmer ces personnes sans condition, et appelle les populations à collaborer avec les autorités compétentes afin d’aboutir à une paix durable", lance-t-il. Avant d'inviter le gouvernement Ouattara à poser des actions concrètes succeptibles de restaurer la confiance et garantir une paix durable entre les différentes communautés vivant sur le sol ivoirien.

Ci-dessous la déclaration du FPI relativement aux évènements de Béoumi

Dans la journée du mercredi 15 Mai 2019, jour de marché dans la ville de Béoumi, à la suite d’un accident sur la voie publique, une altercation a éclaté entre un conducteur de moto-taxi et un chauffeur de mini-car appelé « massa ». Il s’en est suivi une bagarre entre les deux ; le chauffeur du mini-car, sentant ses forces l’abandonner, eut recours à une machette qu’il avait dissimulée dans sa voiture pour taillader le conducteur du moto-taxi.

Comme une traînée de poudre, cette information a gagné toute la population de Béoumi. Cela a suscité un regain de violence et une bagarre inter-communautaires entre les autochtones Kôdê et les allochtones malinkés. Le bilan officiel annoncé par les autorités préfectorales fait état de neuf (9) morts et de quatre-vingts dix-huit (98) blessés.

Le FPI condamne avec la dernière énergie, cette violence survenue entre les populations de ladite localité, appelle toutes les populations au calme et à la retenue. Le FPI exprime ici ses plus sincères condoléances aux familles des disparus et sa plus profonde compassion aux blessés de cette tragédie qui n’aurait jamais dû se produire.

Le FPI invite les autorités administratives et celles chargées de la sécurité à ouvrir des enquêtes en vue de situer les responsabilités et de punir les auteurs de ces événements graves et douloureux.

C’est l’occasion pour le FPI de faire remarquer que, dans la ville de Béoumi et alentours, il existe des civils qui portent illégalement des armes dont ils ont eu à faire usage pendant cette triste période, entraînant des morts et des blessés par balle dont le commissaire de police. Le FPI invite le gouvernement à désarmer ces personnes sans condition, et appelle les populations à collaborer avec les autorités compétentes afin d’aboutir à une paix durable.

Soucieux de la réconciliation nationale entre les filles et fils de la Côte d’Ivoire, le FPI voudrait saisir cette occasion pour interpeller le régime Ouattara sur la nécessité de créer les conditions d’une paix durable entre toutes les communautés vivant sur toute l’étendue du territoire. De tels évènements viennent nous rappeler (si besoin est) que c’est de la diversité de nos origines que viendra la force de notre nation en gestation.


En ce temps de carême et de prière intense, le FPI voudrait demander aux autorités religieuses locales de s’impliquer davantage dans la résolution de cette crise qui n’honore personne et qui fragilise un peu plus la cohésion communautaire qui peine à se mettre en place.

Fait à Abidjan, le 20 mai 2019

Le Secrétaire Général et Porte-parole

Issiaka Sangaré