Côte d'Ivoire: CNI gratuites, les députés du RHDP disent Non

Les députés membres du groupe parlementaire RHDP ont rejeté en bloc, mercredi 26 juin 2019 à l’hémicycle, l’amendement introduit par le député Alain

Les députés membres du groupes parlementaires RHDP disent non à la gratuité de la CNI
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 26 juin 2019 à 19:04 | mis à jour le 26 juin 2019 à 19:23

Les députés membres du groupe parlementaire RHDP ont rejeté en bloc, mercredi 26 juin 2019 à l’hémicycle, l’amendement introduit par le député Alain Lobognon visant à obtenir du gouvernement, la gratuité de la Carte nationale d’identité (CNI).

Les députés RHDP disent non à la gratuité de la CNI

Les députés membres du groupe parlementaire du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) ont imposé une fin de non-recevoir à l’amendement introduit ce jour par Alain Lobognon, député de Fresco, qui visait à obtenir du gouvernement la gratuité de la carte nationale d’identité ivoirienne.

« Notre amendement de faire supporter le coût de l’établissement de la CNI par le budget général de l’État est vigoureusement rejeté par les députés du RHDP qui exigent que chaque Ivoirien paie au moins 5000 FCFA pour prouver sa nationalité ivoirienne », a publié M. Lobognon sur les réseaux sociaux. L’affaire de la gratuité de la CNI avait pourtant suscité de vives réactions au sein de la société civile.

Des partis politiques notamment ceux membres de l’opposition ivoirienne (PDCI-RDA, MFA, FPI...) s’étaient également invités dans le débat. Mettant en avant l’état de dégradation de l’environnement économique avec pour résultante des populations de plus en plus pauvres.


À en croire Anzoumana Moutaye, président du Mouvement des forces d’avenir (MFA), la gratuité de la CNI permettrait aux Ivoiriens « d’avoir cette importante pièce administrative, pour entre autres, s’inscrire sur les listes électorales et participer aux élections en toute liberté ». Victoire du RHDP ou sérieux revers pour les députés de l’opposition, il n’est d’aucun doute que les populations ivoiriennes, pour la majorité vivant en dessous du seuil de pauvreté, restent les seules victimes de cette bataille acharnée entre députés proches du régime et ceux de l’opposition dans la perspective de la présidentielle de 2020. Ces élections faut-il le rappeler auront lieu en octobre 2020.