RDC : Lutte contre Ebola, le coup de pouce de la Banque mondiale

L'institution financière va mobiliser des fonds pour lutter contre l'épidémie actuelle dans le pays.

Ebola inquiète la Banque mondiale
Par Ange Atangana
Publié le 28 juillet 2019 à 19:30 | mis à jour le 28 juillet 2019 à 19:30

L’institution financière mondiale apporte son soutien au gouvernement congolais dans la lutte contre Ebola. L’épidémie actuelle est la plus meurtrière qu’a connue le pays.

La Banque mondiale va mobiliser 300 millions de dollars pour en finir avec Ebola.

En août prochain, cela fera un an que la RDC connait une nouvelle épidémie d’ Ebola. Plus de 1700 personnes ont déjà perdu la vie dont une partie du personnel soignant. Pour aider le pays à en finir avec cette énième épidémie, la dixième dans l’histoire de la RDC, la Banque mondiale compte mobiliser des ressources financières.

Dans un communiqué, l’institution de Bretton Woods annonce qu’elle va mobiliser 300 millions de dollars (176,6 milliards de dollars) pour la lutte contre Ebola en RDC. Ces fonds seront accordés sous forme de dons et de crédits. Le financement sera assuré par l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et son mécanisme de réponse aux crises. Celui-ci a été lancé pour aider les pays à faire aux crises sévères et à reprendre leur marche vers le développement durable.

Ce décaissement va porter à 400 millions de dollars (235,4 milliards de francs CFA) les fonds alloués par la Banque mondiale pour combattre Ebola. Il y a un an, l’institution financière avait déjà mobilisé 100 millions de dollars (58,8 milliards de dollars) alors que l’épidémie était à ses débuts. Comme elle, la Banque appelle d’ailleurs d’autres partenaires à s’investir dans ce combat en RDC.

« Les populations et les agents de santé qui se trouvent en première ligne face à cette épidémie ont urgemment besoin de recevoir davantage d’aide et de ressources de la part de la communauté internationale pour empêcher cette crise de s’aggraver à l’intérieur du pays et de se propager à travers les frontières », a indiqué Kristalina Georgieva, directrice générale de la Banque mondiale.