CEI : "Ouattara et le RHDP refusent ce qu'on a tous exigés de Gbagbo", Yasmina Ouégnin

Yasmina Ouégnin, députée de Cocody
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 23 septembre 2019 à 18:27 | mis à jour le 23 septembre 2019 à 18:27

L'honorable Yasmina Ouégnin était l'invitée, samedi 21 septembre 2019, de Denise Epoté Durand dans le cadre de l'émission "Et si vous me disiez toute la vérité", sur Tv5 monde. Elle y a, à cette occasion, abordé la question de la nouvelle commission électorale indépendante, sujet de discorde entre pouvoir et opposition politique à moins de 12 mois de l'élection présidentielle ivoirienne.

Nouvelle CEI : Yasmina Ouégnin désavoue Ouattara et le RHDP

L'honorable Yasmina Ouégnin a partagé son opinion sur la loi controversée portant recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI), adoptée puis promulguée par le chef de l'État Alassane Ouattara, début août 2019. Cette loi qui constitue une véritable pomme de discorde entre le pouvoir ivoirien et l'opposition politique, à moins de 12 mois de l'élection présidentielle, fait l'objet de vive contestation de la part de l'opposition significative ivoirienne. Au motif que la nouvelle CEI serait largement "inféodée" au pouvoir et donc incapable de garantir la tenue d'élections libres, transparentes et crédibles.

Pour la député de Cocody, il est tout à fait clair que le président Alassane Ouattara et son parti, le RHDP, refusent de se plier aux dispositions qu'ils avaient eux-mêmes exigées à l'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo lors de la présidentielle de 2010. « Le citoyen ivoirien lambda est tout à fait conscient que ce qu’on a exigé du président Gbagbo, il y a une dizaine d’années et qui a fini par être accepté, est aujourd’hui loin d’être respecté par le pouvoir RHDP et le Président Alassane Ouattara. C’est-à-dire une Commission électorale indépendante qui pourrait être consensuelle, qui pourrait être mieux repartie, tant dans la forme que dans le fond », a-t-elle déclaré Yasmina Ouegnin.


Aujourd’hui, a-t-elle poursuivi, les élections ivoiriennes n’inspirent pas confiance. Et l'idéal serait que les politiques se servent des leçons des évènements de 2010 pour que le scrutin de 2020 se déroule dans de meilleures conditions. « Nous avons échoué la première fois. Il faut en tirer les conséquences. Et s’arranger pour qu’en 2020, parce qu’il y a une élection présidentielle, nous n’ayons pas à revivre ces drames. Et cela passe d’abord par une Commission électorale réellement indépendante », a-t-elle préconisé.




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