Bingerville: 34 enfants d’une école échappent à la mort, ce qu'il s'est passé

Bingerville échappe à un drame
Par K. Richard Kouassi
Publié le 10 octobre 2019 à 18:04 | mis à jour le 10 octobre 2019 à 18:44

À Bingerville, plus d'une trentaine d'enfants ont été conduits à l'hôpital après avoir consommé un même repas, a-t-on appris auprès du préfet d'Abidjan, Vincent Toh Bi Irié. L'administrateur civil s'est rendu sur les lieux du drame.

Bingerville échappe à un drame

On a frôlé le pire le mercredi 9 octobre 2019 à Bingerville. En effet, confie Vincent Toh Bi Irié, "34 enfants, de 10 à 14 ans, d’une école de Bingerville ont été pris de douleurs abdominales, de fièvres, de nausées et de vomissements. Ces signes sont ceux d’une probable intoxication alimentaire puisque tous ces enfants ont consommé un même repas d’anniversaire venu de l’extérieur de la cuisine de l’école, comme cela est de coutume pour renforcer la socialisation des enfants". Le préfet d'Abidjan, qui a fait une publication sur sa page Facebook, précise que "30 d’entre eux ont été traités en soins ambulatoires. Quatre élèves ont été admis en urgence à l’Hôpital général et pris convenablement en charge par les services sanitaires".

Heureusement, note l'administrateur civil, aucun décès n'a été signalé "et l’état de santé des enfants hospitalisés évolue plutôt bien". Selon le préfet, la "promptitude des responsables de cette école et l’intervention exemplaire des services de santé ont permis une bonne anticipation et une gestion appropriée de cette autre intoxication".

Afin d'éviter que des rumeurs alarmantes se propagent à Bingerville, ainsi qu'à Abidjan, Vincent Toh Bi Irié a tenu à rassurer les "parents quant à la nature des malaises des enfants". "Des prélèvements ont été effectués ce jour par l’INHP (Institut national d’hygiène publique) et les services de santé, afin d’en savoir davantage et prévenir d’autres crises", a-t-il fait savoir.


Le préfet d'Abidjan saisit l'occasion pour clarifier son rôle. "Le préfet est le responsable de la gestion de tout type de crise locale. Le Plan ORSEC (Organisation de la réponse de sécurité civile) est connu par une partie de l’opinion publique, qui ne le lie qu’aux conséquences météorologiques, mais ce plan concerne tout autre type de crises à l’exception de certaines crises particulières de type sécuritaire ou des crises intervenant dans certains espaces spécifiques du pays", a conclu Vincent Toh Bi.