Après les 4 premiers, encore 2 éléments du CCDO arrêtés puis déférés

En cavale depuis leur forfait, 2 éléments du CCDO arrêtés
Par David Yala
Publié le 01 novembre 2019 à 10:03 | mis à jour le 01 novembre 2019 à 10:04

Recherchés par la gendarmerie, deux éléments du Centre de coordination des opérations décisionnelles (CCDO) ont été mis aux arrêts sur ordre du commissaire du gouvernement, le contre-amiral Ange Bernard Kessi.

En cavale depuis leur forfait, 2 éléments du CCDO arrêtés

Afrique-sur7 écrivait dans une de ses parutions du jeudi 31 octobre que deux éléments du CCDO avaient été arrêtés puis écroués à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA), et que 2 autres, recherchés par la gendarmerie dans l’affaire qui oppose le pasteur HD au nommé BE. Ce pasteur qui, ayant des connaissances au sein du CCDO, les a saisi personnellement pour se rendre justice.

Ces militaires se sont rendu chez le septuagénaire en cause, l’ont "kidnappe" et l’ont déporté dans un lieu inconnu dans les environs du CHU d'Angré loin des regards indiscrets plutôt que de le conduire dans une brigade ou un commissariat de police. Les agents du CCDO qui ont soutenu agir sous les ordres du pasteur HD et l’ont maintenu pendant plus de 4h avant de lui intimer l'ordre de leur verser 100000 CFA s'il souhaitait recouvrer la liberté.

Épuisé et n'ayant aucun sou en sa possession, le septuagénaire leur a suggéré un transfert d'argent via un opérateur mobile. Ce que les "super-justiciers" ont refusé et exigé un payement en espèces sonnantes et trébuchantes. Exténué, le vieux fait appel à son frère BS. Ce dernier lui fixe un rendez-vous dans une banque de la place.

Ces 6 éléments solidement "liés" à ce montant s'y rendent avec le vieux. BS fait le retrait et leur remet les 100 000 FCFA afin de rendre la liberté à son frère.
 Comme l'a déclaré le chef du parquet militaire lors de son point de presse du 22 octobre 2019, désormais les chefs devront s'expliquer sur les comportements de leurs hommes en mission sur le terrain.

« Comment ces 6 éléments du CCDO ont-ils pu se comporter d'une si sinistre manière sans que leurs chefs ne soient au courant? Comment se fait-il que vos chefs ne soient-ils pas au courant de l'acte que vous avez posé ? Était-ce votre mission ce jour-là ?», interroge le procureur militaire, Ange Kessi qui a sommé les soldats indélicats de rembourser les 100000 FCFA. Ce qui fut fait sur le champ.

Ces éléments du CCDO ont été arrêtés et déférés à la Maison d’arrêt militaire d’Abidjan (MAMA) pour extorsion de fonds. Selon le Tribunal militaire d’Abidjan (TMA), les deux autres éléments qui étaient recherchés pour leur implication dans l'affaire ont été interpellés sur réquisition du Commissaire du Gouvernement par le patron du CCDO.


Ils ont rejoint depuis jeudi soir leurs 4 acolytes qui séjournent à la maison d'arrêt militaire depuis le mardi 29 octobre dernier dans l'attente de leur jugement. Le Contre-amiral, Ange Bernard Kessi, profite de cette arrestation pour remercier et féliciter le patron du CCDO pour ce bel exemple de collaboration avec le Tribunal militaire d'Abidjan dans sa quête de moralisation de notre armée.

Pour le procureur militaire, "un vrai chef, c'est celui qui sait féliciter quand c'est bon mais également celui qui sait punir quand ce n'est pas bon". Ange Kessi a par ailleurs invité tous les autres chefs à s'inscrire dans cette dynamique de collaboration amorcée par le patron du CCDO afin "d'assainir" notre armée et inscrire la Cote d'Ivoire sur la liste des pays respectueux des droits de l'homme.



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