Dah Sansan dénonce: «Soro ne venait pas boire du café avec Ouattara»

Par David Yala | Publié le 01 février 2020 à 10:29 | mis à jour le 01 février 2020 à 10:29

Le député Dah Sansan Tikouété est très remonté contre l’ancien président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, poursuivi pour tentative de déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

L’honorable Dah Sansan sans pitié pour Guillaume Soro

Invité de votre site préféré, Afrique-sur7, le député Dah Sansan Tikouété a battu en brèche tous les commentaires visant à faire croire que Guillaume Soro est victime d’un acharnement de la part du régime Ouattara. Sous le coup d’un mandat d’arrêt international, l'ex chef rebelle avait dû détourner son avion le 23 décembre 2019, alors qu’il était sur le chemin du retour en Côte d’Ivoire, après plus de six mois passés à l’étranger.

On apprendra plus tard que le leader des Soroistes, était impliqué dans un plan d’atteinte à la sureté de l’Etat en plus du recel de détournement de deniers publics. Le jeudi 26 décembre 2019, le procureur de la République, Adou Richard, avait brandi une bande sonore dans laquelle l’on entend Soro évoquer un ‘’plan de déstabilisation’’ des institutions en place.

Même si Me Affoussiata Bamba-Lamine, sa proche collaboratrice, estime que cette bande audio qui ''date de 2017, est d'une légèreté déconcertante", Dah Sansan, lui, pense que cela relève de l’irresponsabilité de Guillaume Soro. « Il n’y a pas d’acharnement contre Guillaume Soro », dit-il d’entrée, ajoutant qu’il s’agit d’un processus normal.

« La justice poursuit une personne qui s’est mal comportée vis-à-vis de la nation. Même s’il dit que cette vidéo date de 2017, je ne crois pas que ce soit un comportement responsable pour quelqu’un qui est président de l’Assemblée nationale, de recevoir un invité qui lui parle de la sécurité de l’Etat, qui lui parle de la déstabilisation de l’Etat, et il se permet de se laisser aller, et de dire tout un processus de déstabilisation d’un Etat en indiquant comment ils sont présents dans la garde rapprochée du Président, comment ils sont présents au Palais, comment ils ont encore d’autres personnes qui peuvent intervenir, en établissant des liens avec tout un réseau », s’étonne le député de la circonscription de Bouna.

Pour l’honorable Dah Sansan, même s’il s’agissait d’un espionnage, Guillaume Soro, alors président de l’Assemblée nationale, avait la responsabilité de saisir les autorités judiciaires. "Je ne pense pas que tout était fait pour boire du café avec le Président Ouattara", s'inquiète-t-il.

Puis de poursuivre: "Je pense que le plan est tellement bien élaboré qu’il est difficile de penser à un espionnage ou à tout autre chose. Et même si c’était un espionnage, Guillaume Soro, en tant que président de l’Assemblée nationale, avait la responsabilité de saisir les autorités judiciaires pour dire: j’ai cru recevoir chez moi quelqu’un de catholique mais là, en tant qu’homme d’Etat, je ne peux m’associer à de tels projets. Il ne l’a pas fait. Pourquoi? », interroge Dah Sansan.