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Constitution:Activistes arrêtés, le 2 poids 2 mesures du Gouvernement?

Dreyfus polichinelle
(mis à jour le 02/11/2023)
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La modification annoncée de la Constitution par Alassane Ouattara est diversement accueillie au sein de la population ivoirienne. La manifestation de soutien organisée par des femmes à Abobo contraste avec celle d’activistes arrêtés à Yopougon.

Constitution, la pomme de discorde entre Ivoiriens

Discourant devant le Congrès, le 5 mars dernier, Alassane Ouattara a annoncé sa volonté « ferme et irréversible » de ne pas briguer un mandat présidentiel supplémentaire en prenant sa retraite politique définitive.

Le président ivoirien a toutefois précisé son intention de modifier certains articles de la Constitution afin de favoriser l’accession à la Magistrature suprême d’une jeune génération.

Ce retrait annoncé du Président Ouattara a créé une vive émotion dans l’amphithéâtre de la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussoukro, lieu du Congrès, avant de se répandre comme une trainée de poudre dans les milieux proches du pouvoir.

Constitution:Activistes arrêtés, le 2 poids 2 mesures du Gouvernement? - Afrique sur 7

En début de semaine, des femmes d’Abobo sont massivement sorties devant la Mairie de leur commune pour une manifestation de soutien au Président Alassane Ouattara.

« Merci Ado, 9 ans de paix, de sécurité et de développement », « On veut Ado pour toujours », « Oui pour un troisième mandat ! » pouvait-on lire sur les différentes pancartes.

Cette manifestation a été encadrée par les forces de l’ordre et s’est achevée dans le calme.

Cependant à Yopougon, les activistes qui ont manifesté, ce mercredi 11 mars, contre une révision Constitution:Activistes arrêtés, le 2 poids 2 mesures du Gouvernement? - Afrique sur 7de la Constitution sans l’avis du peuple, ont été arrêtés par la police. Rassemblés aux abords de la Pharmacie Siporex, ces manifestants de l’organisation citoyenne « Tournons la page » (TLP), distribuaient des tracts aux passants lors qu’ils ont fait objet d’interpellation.

Cette différence de traitement entre les pro et anti-Constitution a aussitôt suscité de nombreuses indignations sur les réseaux sociaux.

Même s’ils ont été libérés un peu plus tard dans la soirée, certains observateurs sont allés jusqu’à dénoncer des pratiques anti-démocratiques et le deux poids deux mesures du gouvernement ivoirien.

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