Constitution: Guikahué et Assoa Adou se déchaînent contre Ouattara
En Côte d’Ivoire, l’opposition est déterminée à faire barrage au projet de modification de la constitution, initié par Alassane Ouattara, l’actuel chef de l’Etat.
Modification de la Constitution : L’opposition ivoirienne veut saisir la justice internationale
Après le meeting de la jeunesse du Front populaire ivoirien (FPI), soutenue par leurs camarades du parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), samedi dernier à la place Laurent Gbagbo de Port Bouët, rendez-vous a été pris le lendemain à l’espace Jean Paul II de Yamoussoukro.
À cette tribune, Maurice Kakou Guikahué et Assoa Adou n’ont pas eu la langue de bois pour cracher leurs vérités au président du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP).
Pour le secrétaire exécutif en chef du parti septuagénaire, réviser la loi fondamentale ivoirienne à moins de 6 mois des élections présidentielles, constitue une violation grave des textes de la Cedeao.
À Alassane Ouattara, le Pr Guikahué n’a pas hésité à lui rappeler qu’il était « forclos » pour une quelconque modification de la constitution. « Vous êtes forclos pour modifier la constitution », a-t-il craché.
Avant de poursuivre : «Selon les textes de la CEDEAO, aucun pays membre ne doit modifier la constitution 6 mois avant les élections ».
Pour le collaborateur du président Henri Konan Bédié, le pouvoir ivoirien confond « début du vote » et « début des élections ».
Les élections en Côte d’Ivoire, a-t-il élucidé, commencent le 31 juillet tandis que le jour du vote, c’est le 31 octobre.
«Selon les textes de la CEDEAO, le dernier délai pour une modification de la constitution, c’était le 31 Janvier. Dans la définition, les élections commencent dès l’affichage de la liste électorale. Selon notre code électoral, l’affichage des listes doit se faire 3 mois avant le jour du vote, pour que les électeurs puissent faire des réclamations. En conséquence, le 31 juillet est la date de l’affichage de la liste électorale, donc le début des élections », a-t-il clarifié.
Non sans informer de la saisine, dans les prochains jours, de la justice internationale. « Nous allons saisir la justice internationale, car nous avons le droit avec nous. Certains ne croyaient pas lorsque nous avons saisi la Cour d’Arusha. Aujourd’hui, vous voyez les résultats. Nous allons saisir la justice, et nous aurons raison », a indiqué le président du groupe parlementaire PDCI-RDA.
«Nous ne sommes pas dans un royaume », a pour sa part craché Dr Assoa Adou, le secrétaire général de la tendance du FPI, dirigée par Laurent Gbagbo.
Rappelant au chef de l’exécutif ivoirien que la Côte d’Ivoire est une République. « On vote (…) Nous ne voulons pas de la constitution de M. Ouattara « , a déclaré Assoa Adou.
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