Crise malienne: De retour de Paris, Ouattara s'envole pour Niamey

Alassane Ouattara et Mahamadou Issoufou pour le sommet de la CEDEAO
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 06 septembre 2020 à 22:17 | mis à jour le 07 septembre 2020 à 07:48

Alassane Ouattara s'est envolé pour le Niger, ce dimanche 6 septembre, dans le cadre de la résolution de la crise malienne. Ce voyage du président ivoirien, intervient alors qu'il a eu un déjeuner de travail avec Emmanuel Macron à l'Élysée, le vendredi dernier.

Alassane Ouattara et ses pairs de la CEDEAO au chevet du Mali à Niamey

Outre la coopération bilatérale entre Paris et Abidjan et la question de l’élection présidentielle ivoirienne, il y avait au menu des échanges entre Alassane Ouattara et Emmanuel Macron lors de leur déjeuner de travail, le vendredi 4 septembre dernier, la situation sociopolitique au Mali, marquée par la « démission » du Président Ibrahim Boubacar Kéita. Les Présidents français et ivoirien avaient en effet réitéré « leur engagement aux côtés des Maliens pour parvenir à un Mali stable, en paix et en sécurité, conformément aux décisions de la CEDEAO.

Aussi, dès son retour en Côte d'Ivoire, le chef de l'État ivoirien s'est-il envolé chez le Président Mahamadou Issoufou, président du Niger et président en exercice de la CEDEAO, pour la tenue d'un sommet de l'organisation sous-régionale. «Je suis arrivé à Niamey (Niger), ce dimanche 6 septembre 2020, pour prendre part au 57e Sommet ordinaire des Chefs d’État et de gouvernement de la #CEDEAO », a tweeté le Président Ouattara.

Notons que depuis l'éviction du Président Ibrahim Boubacar Kéita de la présidence malienne, la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest a tenu plusieurs sommets par visioconférence à cause de la crise sanitaire liée au Coronavirus. Mais depuis le retour du Président ivoirien de l'Élysée, les présidents et chefs de gouvernement se sont donné rendez-vous à Niamey pour examiner « la situation politique, sécuritaire et économique de la sous-région, l’évolution de la situation au Mali », selon Ouattara.


Doit-on s'attendre à des décisions fortes contre la junte militaire malienne du CNSP, Comité national pour le salut du peuple, qui peine jusque-là à accorder ses violons avec la CEDEAO ?




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