Le Kenya accorde la citoyenneté à 3000 apatrides sur 18.500
Président du Kenya, Uhuru Kenyatta, vient d’accorder la citoyenneté kenyane à au moins 3000 apatrides Zimbabwéens et rwandais. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) s’est félicitée lundi de cette décision des autorités kenyanes.
Plus de 18.500 apatrides au Kenya, selon le HCR
A l’occasion de sa fête de l’indépendance (57ème Jamhuri Day), le Kenya a pris une mesure exceptionnelle en accordant la citoyenneté à 1.670 Zimbabwéens apatrides de la communauté Shona qui sont venus au Kenya en tant que missionnaires. De plus, en vertu de la nouvelle loi, plus de 1.300 apatrides d’origine rwandaise sont également éligibles à la citoyenneté kenyane.

« Nous nous félicitons de la décision du gouvernement du Kenya de leur accorder la citoyenneté, ce qui conduit à leur pleine inclusion dans la société. Cela créera également un précédent que d’autres pays pourront suivre lorsqu’il s’agira de résoudre des problèmes d’apatridie de longue date », a déclaré Fathiaa Abdalla, Représentante du HCR au Kenya. Selon l’Agence onusienne, plus de 18.500 apatrides vivent au Kenya.
En plus de la communauté shona et des personnes originaires du Rwanda, il y a un autre groupe, la communauté Pemba, dont les ancêtres étaient arrivés depuis l’île de Pemba, en Tanzanie. Ainsi, pour apporter son appui au Kenya dans ses efforts pour prévenir et lutter contre l’apatridie, le HCR a annoncé que, dans le cadre de la campagne mondiale #IBelong #Jexiste lancée en novembre 2014, l’agence mettra tout en œuvre pour prévenir l’émergence de nouveaux cas, identifier et protéger au mieux les populations apatrides.

Les Etats sont incités à mettre fin à l’apatridie en 2024
L’Objectif étant de pour mettre fin à l’apatridie d’ici 2024, dans le monde par la mobilisation efficace des gouvernements et la société civile en réglant les situations actuelles d’apatridie.
Pour atteindre les objectifs de la campagne, les Etats sont incités à mettre en œuvre une ou plusieurs actions à savoir : Veiller à ce qu’aucun enfant ne naisse apatride ; Supprimer la discrimination fondée sur le genre dans les lois sur la nationalité ; Prévenir le refus, la perte ou la privation de nationalité pour des raisons discriminatoires ; Prévenir l’apatridie dans les cas de succession d’Etats ; Accorder un statut de protection aux migrants apatrides et faciliter leur naturalisation ; Veiller à l’enregistrement des naissances pour prévenir l’apatridie ou encore Délivrer des documents de nationalité aux personnes qui y ont droit…
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