Université de Diamniadio: La justice sénégalaise sans pitié pour Bictogo

Adama Bictogo condamné pour retard de livraison d'un chantier
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 10 janvier 2021 à 11:00 | mis à jour le 10 janvier 2021 à 11:00

Homme d'affaires prospère en Côte d'Ivoire, Adama Bictogo traverse une mauvaise passe au Sénégal. L'ancien ministre ivoirien de l'Intégration africaine a été condamné par la justice sénégalaise pour retard de livraison d'un chantier, apprend-on du journaldusenegal.

Adama Bictogo condamné pour retard de livraison d'un chantier

Alors qu'en Côte d'Ivoire, ses affaires semblent aller comme sur des roulettes, Adama Bictogo traverse une mauvaise passe au pays de la Téranga. A en croire le confrère sénégalais, l'homme d'affaires ivoirien a été condamné, le 6 janvier 2021, par la justice sénégalaise dans l'affaire de l'Université de Diamniadio.

Mais de quoi s'agit-il exactement ?

Nos sources rapportent en effet qu'en 2016, le chantier de l’Université Amadou Mahtar Mbow de Diamniadio avait été lancé, et il devait être livré en 2017 pour la rentrée estudiantine de l'année en cours. Cependant, le groupement d’entreprises que menait Marylis BTP, entreprise dirigée par Adama Bictogo, n'avait pu respecter le délai de livraison.

Trois ans après, les travaux étaient à l'arrêt. Jeune Afrique rapporte par ailleurs que le PDG de Snedai a "fait valoir un projet réaménagé en cours de travaux avec des surcoûts et des retards à la clé". Seulement 22% des travaux ont été exécutés. Le contrat a donc été résilié pour retard dans la livraison du chantier.

Le verdict rendu par la justice sénégalaise, ce mercredi, est consécutif à une plainte des sous-traitants de cet important chantier. Le Directeur exécutif du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir en Côte d'Ivoire) a donc été condamné à réparer le préjudice causé. De plus, il devra payer environ 200 millions FCFA en principal et 10 millions à titre de dommages et intérêts.


Dans cette affaire, Bictogo avait empoché 30 milliards de FCFA, rapporte le confrère. Jeune Afrique indique toutefois qu'alors que les travaux de terrassement ont débuté en 2016, l’étude des sols laissait apparaître un site argileux gonflant, incompatible avec des fondations basiques.






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