Daoukro: Les "décapiteurs" du jeune N'guessan Toussaint arrêtés

Daoukro: Des suspects de l'assassinat de N'guessan Toussaint , interpellés
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 25 février 2021 à 20:14 | mis à jour le 25 février 2021 à 20:14

Les assassins de N’guessan Toussaint, le jeune militant de l’opposition décapité à Daoukro lors des violents événements qui ont émaillé la présidentielle d’octobre 2020, auraient été interpellés.

Daoukro: Des suspects de l'assassinat du jeune N'guessan Toussaint décapité, interpellés

C’est Jeune Afrique qui donne l’information dans l'une de ses publications de ce jeudi 25 février 2021. Cinq des suspects impliqués dans la décapitation de N’guessan Toussaint, militant de l’opposition ivoirienne, survenue à Daoukro durant la crise électorale d'octobre 2020, ont été récemment interpellés.

Selon le média panafricain, c'est l’unité spéciale d’enquête, créé par les autorités ivoiriennes au lendemain de l’élection présidentielle, qui aura permis d'interpeller les auteurs de ce crime odieux qui avait suscité une vive indignation au sein de l'opinion nationale.

Dans la vidéo diffusée à l’époque sur les réseaux sociaux, l’on pouvait identifier plusieurs individus dont un, donner des coups de pieds dans la tête de la victime décapitée ce 9 novembre 2020 dans le quartier de Sozorigoubou. Notre source ajoute que, outre la localité de Daoukro, les enquêteurs conduits par le procureur Adou Richard, ont effectué des missions dans les villes de Bongouanou et de M’batto, fief de Pascal Affi N’guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), où les manifestations avaient également été d’une extrême violence.

Selon le bilan rendu public par les autorités ivoiriennes, au moins 87 personnes ont perdu la vie entre août et novembre 2020 lors des mouvements de protestation contre la candidature à un troisième mandat du président Alassane Ouattara.


Répondant au mot d’ordre de désobéissance civile lancé par Henri Konan Bédié, le chef de file de l’opposition ivoirienne, des milliers de personnes étaient descendues dans les rues pour se braquer contre la candidature du chef de l'Etat sortant. Ces manifestations ont parfois donné lieu à de violents affrontements intercommunautaires entre partisans et anti-troisième mandat d'Alassane Ouattara.






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