Cote d’Ivoire : entre l’opposition et la mouvance, le dialogue de sourds

En Côte d’Ivoire, chaque camp dit œuvrer pour la paix et pour une élection transparente, mais les actions sont divergentes et la distance est visible. L’opposition tend la main, mais le parti au pouvoir tourne. Pour l’instant, il est difficile de présager une cohésion entre les deux camps.

Côte d’Ivoire : l’opposition et la mouvance ne se parlent pas !

Comme indiqué par Charles Blé Goudé, au lieu que chacun reste dans son coin pour parler, il serait mieux de se retrouver autour d’une table de négociation. Actuellement, on est loin de ce vœu. Loin de la table de négociation, l’opposition et la mouvance se regardent en chiens de faïence. Pendant ce temps, le compte à rebours s’accélère.

À en entendre certains cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), il semble que le parti au pouvoir est engagé à vive allure et n’est pas disposé à l’organisation d’un dialogue politique. D’ailleurs, il accuse l’opposition de vouloir faire retarder le processus électoral et conduire le pays dans une transition.

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Pour Amadou Coulibaly, porte-parole du gouvernement, la 5e phase du dialogue politique s’est achevée en 2022 avec comme résolution majeure que les institutions de la République doivent désormais gérer toutes les requêtes relevant de leur cadre de fonctionnement.

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Pour le parti présidentiel, les revendications de l’opposition sont des préoccupations dont la gestion ne dépend pas forcément d’un dialogue. Le pouvoir n’envisage donc pas une solution politique face à la radiation de Laurent Gbagbo, de Charles Blé Goudé, de Guillaume Soro et récemment de Tdjane Thiam. La question de la révision et de l’audit de la liste électorale reste également sans solution. La Commission électorale indépendante (CEI), accusée d’être à la solde du régime, s’est opposée à la demande de l’opposition, alors qu’elle aurait reçu le budget pour la révision du fichier électoral.

En somme, tout le monde se dit prêt pour une élection présidentielle sans conflits en Côte d’Ivoire, afin d’éviter aux Ivoiriens les dégâts de 2010-2011, mais aucune action concrète ne va dans ce sens. Tout porte à croire que les acteurs politiques souhaitent une chose et son contraire. Il est nécessaire que les uns et les autres se parlent.


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