Mali : Wave dans le collimateur des autorités
Au Mali, Wave S.A. est au bord d’un bras de fer avec la Direction Générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence (DGCC). L’opérateur de service de monnaie mobile est sommé de se mettre en règle conformément à la décision qui instaure un prélèvement de 1 % sur les opérations de retrait d’argent effectuées par les abonnés. La décision de la DGCC est intervenue suite à une plainte contre Wave.
Mali : accusé de concurrence déloyale, Wave sommé de se mettre en règle
Les autorités ont constaté qu’au lieu de faire un prélèvement direct sur les transactions des clients, Wave a choisi de prendre en charge les 1 %. Selon les autorités, cette méthode constitue un contournement de la mesure qui est déjà strictement appliquée par les autres opérateurs. « Wave S.A. a choisi de prendre à sa charge ce prélèvement en le déduisant d’une partie de son chiffre d’affaires, plutôt que de le répercuter sur la clientèle, contrairement aux modalités prévues par ladite ordonnance », a indiqué la DGCC dans un communiqué.
La méthode de Wave est considérée comme un acte de concurrence déloyale car elle offre une facilité qui crée une ruée des clients vers ses services. Pendant ce temps, les autres opérateurs qui se soumettent aux exigences de la DGCC pourraient être confrontés à une baisse du nombre de clients qui solliciteraient leurs services. La décision des autorités a pour but de rééquilibrer le jeu de la concurrence et de mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. La société est désormais contrainte d’appliquer à la lettre la mesure.
Rédigé par
Cochimau HOUNGBADJIWeb Journaliste | Fact-checker | Animateur EMI | Analyste Politique | Spécialiste référencement SEO | Certification Google : Fondamentaux du Marketing Numérique.
Voir ses 2675 articlesArticles similaires
Tourisme africain : Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina Faso et Maroc, obstacles et potentiel économique
L’Afrique a accueilli 81 millions de touristes internationaux en 2025, soit 8 % de plus qu’en 2024 et la plus forte progression enregistrée sur la…
Réserves de change : pourquoi elles décident de la solidité des économies africaines
Le Nigeria dépasse 52,5 milliards de dollars de réserves de change quand la Côte d'Ivoire, le Sénégal et le Bénin n'en détiennent aucune en propre. Ce que cela change pour les économies africaines en 2026.
CEMAC : la BEAC inonde le marché monétaire pour soutenir les banques de la zone
La CEMAC subit une forte poussée sur les marchés monétaires régionaux. La Banque des États de l’Afrique centrale ouvre largement ses guichets de refinancement pour…