Crise en Libye : Quand Macron veut réparer les torts de Sarkozy

Emmanuel Macron au secours de la Libye

Emmanuel Macron entend jouer un rôle prépondérant dans la résolution de la crise en Libye. A cet effet, le président français a convié toutes les parties prenantes à une conférence sur la Libye qui se tiendra le 29 mai prochain à Paris.

Emmanuel Macron, le faiseur de paix en Libye ?

La Libye est aujourd'hui devenu un pays totalement défiguré et désormais le repaire de toutes les organisations terroristes qui pullulent dans le Maghreb et dans la sous-région ouest-africaine. En effet, depuis l'intervention de l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, dans le renversement de Mouammar Kadhafi, ce pays naguère prospère est devenu totalement méconnaissable.

Le pays s'est cassé en deux. Une partie dirigée par Fayez al-Sarraj, le président du Conseil présidentiel libyen, reconnu par la communauté internationale, et l'autre, le maréchal Khalifa Haftar qui tient l’Est du pays depuis Benghazi. Sans compter les rebelles et autres groupes armés qui se battent pour s'affirmer sur le terrain. L'insécurité est donc totale dans ce pays depuis la mort violente du Guide libyen.

Aussi, l'Occident qui semble quelque peu regretter son intervention militaire en Libye tente de se racheter dans une sorte de mea culpa.

Et qui mieux que le président Emmanuel Macron est bien placé pour jouer ce rôle de médiateur entre les parties en conflit ?

Ainsi, le nouveau locataire du palais de l'Elysée a pris son bâton de pèlerin pour réunir autour d'une même table tous les acteurs majeurs de cette crise. Il s'agira d'établir une feuille de route consensuelle en prélude aux différentes élections de sortie de crise qui seront organisées à la fin de cette année.

Le maréchal Khalifa Haftar, Fayez al-Sarraj, Ghassan Salamé, le chef de la mission onusienne pour la Libye, le président Denis Sassou-Nguesso, responsable du comité de haut niveau de l’Union Africaine sur la Libye, des représentants de l'Union africaine, l’Union européenne, la Ligue arabe, la Turquie, le Maroc, l’Algérie et l’Égypte ont tous été conviés, pour ce mardi, par le président français à travers une missive préalablement envoyée à chacune des délégations. Mais un grand absent est toutefois à signaler : il s'agit de Saïf al-Islam Kadhafi, le fils du défunt leader libyen.

Notons que le président Macron entend personnellement s'engager dans la pacification de la Libye, d'autant plus que c'est l'un de ses prédécesseurs, notamment le président Sarkozy, qui est mis au banc des accusés dans ce chaos que connait Tripoli depuis plus de sept ans maintenant.