Côte d'Ivoire: Destitution de Soro, sa démission du RDR, Lobognon donne RDV

Guillaume Soro Alain-Lobognon, des choses se passent avec le RDR

Il se trame des choses en Côte d’Ivoire. Alain Lobognon, proche de Soro Guillaume, a évoqué la rumeur de la destitution du PAN puis il a donné rendez-vous à ses détracteurs qui lui demandent de démissionner du Rassemblement des Républicains (RDR) dans les prochains jours.

Le clan Soro Guillaume et le RDR, vers le point de non-retour

Le divorce entre le RDR et les Forces Nouvelles est visiblement consommé. Outre la relation devenue très compliquée entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Soro, les rapports entre son parti et le groupement des anciens rebelles sont loin d’être au beau fixe. La sortie d’Alain Lobognon sur Facebook illustre bien les tensions existantes entre les deux parties.

L’ancien ministre d’Alassane Ouattara, devenu très critique envers le gouvernement auquel il a appartenu et dont il est encore membre du parti politique le RDR, a posté ce matin : « Je donne rendez-vous à ceux qui réclament ma démission du RDR, dans quelques jours. »

Certaines personnes acceptent mal le fait que l’ancien ministre des Sports du Président Alassane Ouattara passe le clair de son temps à faire des croche-pattes au régime sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. Ils lui réclament donc de démissionner du RDR pour plus de crédibilité. Visiblement, le bras droit de Guillaume Soro pourrait quitter le RDR prochainement.

Parlant de la rumeur de la destitution de Guillaume Soro qui serait réclamée par certains cadres du RDR, Alain Lobognon précise : « Rumeurs de destitution du PAN (Président de l’Assemblée Nationale). En Côte d’Ivoire, la Constitution stipule que le mandat couvre « la durée de la législature ». En clair, nul ne peut destituer (Guillaume Soro) avant 2020. »

Les pro-Soro défient le RDR

Cette sortie du député de Fresco qui prend des allures d’un défi ne va pas ramener le calme entre le camp Guillaume Soro et le RDR. Ces deux camps en sont pratiquement à des rapports de pouvoir opposition. Le président de l’Assemblée Nationale ivoirienne a lui-même fustigé le comportement des autorités ivoiriennes à la suite de la mort de Soro Kognon, un militant du RACI. D’après lui, son ami Soul to Soul qui n’avait que des armes à son domicile a été enfermé alors qu’un assassin de son militant n’était pas inquiété.

Il avait très exactement déclaré « Ce qui s’est passé à Korogho avec la mort du jeune Soro Kognon est une honte. C’est un choc que j’ai ressenti… C’est parfaitement inacceptable. Personne, en 2018, ne devrait mourir pour son engagement en politique… Ce n’est pas cela la démocratie, ce n’est pas cela l’État de droit…»