Abidjan/revocation Bendjo: Mamadou Koulibaly demande "la mise à disposition du rapport de l’audit"

Mamadou Koulibaly réclame  au gouvernement ivoirien des explications
Par Jean-Marc Bouazo
Publié le 02 août 2018 à 20:15 | mis à jour le 03 août 2018 à 10:51

L’ancien président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire, Mamadou Koulibaly, fondateur de Liberté pour la démocratie (LIDER, Opposition), a demandé jeudi au gouvernement ivoirien de "mettre à disposition le rapport de l’audit" ayant permis de révoquer la veille, le maire de la commune du Plateau (centre des affaires abidjanais), dans une déclaration sur sa page Facebook.

Mamadou Koulibaly demande les preuves des charges contre Akossi Bendjo

Mercredi, "le conseil des ministres a adopté un décret portant révocation du maire du Plateau".

La décision fait suite à un "contrôle (…) du 20 au 27 juillet 2018 dans les communes du district d’Abidjan", au cours duquel "de graves déviations" ont été constatées dans la gestion de Akossi Bendjo. "Du faux en écriture publique et un détournement de fonds portant sur plusieurs milliards Fcfa", a indiqué le porte-parole du gouvernement, Sidi Touré.

"Est-ce que le gouvernement peut mettre à notre disposition le rapport final ou les termes de références de cet audit", a souhaité Mamadou Koulibaly, qui n’a pas caché son doute vis-à-vis de la capacité des autorités ivoiriennes à auditer en une semaine, toutes les 13 communes du district d’Abidjan.

"Quel est donc ce service de l’Etat qui a pu boucler un audit de toutes les communes du district d’Abidjan en une semaine, et permis que des sanctions soient prises cinq jours après ?", a interrogé M. Koulibaly, estimant que "cela est extraordinaire", dans la mesure où "les résultats de l’audit dans plusieurs affaires en Côte d’Ivoire (dont ceux) du guichet unique de l’automobile et de l’agence de régulation du café et du cacao, sont encore attendus".

Pour le maire Akossi Bendjo qui affirme ne pas être surpris, "la décision était annoncée depuis le refus de cautionner l’inféodation du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, allié au pouvoir) à travers un supposé parti unifié" et a été "amplifiée par (son) combat pour la réconciliation, la libération des prisonniers politiques et le retour des exilés".


"Rien ne n’empêchera de poursuivre notre combat pour la libération de notre pays", a déclaré M. Bendjo, appelant les "Ivoiriens à se mettre en rangs de bataille pour mettre fin à la dérive totalitaire qui s’installe" en Côte d’Ivoire.

Cette décision intervient alors qu'Akossi Bendjo avait manifesté son intention d’être candidat à sa succession.




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