CPI : Nicolas Sarkozy s'oppose-t-il à la libération de Laurent Gbagbo ?

Nicolas Sarkozy s'oppose à la libération de Laurent Gbagbo

Pas question pour Nicolas Sarkozy de voir Laurent Gbagbo mis en liberté. L'ancien président français aurait fait savoir que pour lui, la CPI commettrait ainsi une "erreur historique".

Libérer Laurent Gbagbo, une erreur grave, selon Nicolas Sarkozy ?

L'acquittement et la libération immédiate de Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé prononcés par les juges de la Cour pénale internationale (CPI) suscite des réactions antinomiques dans l'opinion. Alors que certains jubilent à l'idée de voir l'ancien président ivoirien et son ancien ministre de la Jeunesse recouvrer la liberté, d'autres sont par contre opposés à cette libération. Au nombre de ces derniers se trouverait Nicolas Sarkozy, l'ancien chef de l'État français.

L'ancien président français aurait indiqué à propos de la libération de MM. Gbagbo et Blé Goudé en liberté : « C'est une erreur historique de libérer Laurent Gbagbo. C'est une injustice très grave. Je n'en dirai pas plus.» Cette phrase attribuée à l'ex-chef de l'État français fait le tour du web depuis le 15 janvier dernier, date à laquelle les juges ont décidé l'acquittement et la libération des deux prévenus.

Cette sortie de l'ancien locataire de l'Elysée, si elle était avérée, n'est pas du goût des pro-Gbagbo qui n'ont pas manqué de le fustiger sur les réseaux sociaux.

Il serait surprenant qu'un ancien chef de l'État français se permette de commenter de la sorte une décision de la CPI. Cette cour a travaillé durant 8 années sur le dossier Laurent Gbagbo et donc personne, à moins d'apporter enfin des preuves de la culpabilité des deux hommes, ne peut émettre un doute sur cette décision historique de la CPI.

Quoi qu'il en soit, le Procureur Éric Mc Donald a interjeté appel à la décision des juges de première instance.

Notons que Nicolas Sarkozy, le président français d'alors, avait pris une part très active dans la crise postélectorale qui a débouché sur la chute de l'ex-président Laurent Gbagbo, le 11 avril 2011.