Alassane Ouattara dit toute la vérité sur la rencontre Bédié-Gbagbo

Alassane Ouattara répond à Jeune Afrique
Par K. Richard Kouassi
Publié le 06 août 2019 à 10:30 | mis à jour le 06 août 2019 à 11:00

La rencontre entre Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié ne serait pas du gout d' Alassane Ouattara. Le président ivoirien aurait même tenté d'empêcher les deux anciens présidents de se retrouver près de dix ans après. Dans l'entourage du chef de l' État, l'on rassure que ces retrouvailles n'ont aucune importance. Au lendemain du tête-à-tête entre les leaders du FPI (Front populaire ivoirien) et du PDCI (Parti démocratique de Côte d'Ivoire), Alassane Ouattara assène ses vérités.

Alassane Ouattara répond à Jeune Afrique

Dans sa parution du 4 au 10 août 2019, Jeune Afrique fait une grosse révélation sur la rencontre entre Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié, le lundi 29 juillet. En effet, selon l'hebdomadaire panafricain, Alassane Ouattara aurait manoeuvré en douce pour tenir ses nouveaux adversaires éloignés l'un de l'autre. Le confrère précise même que les présidents Macky Sall, Mahamadou Issoufou et Alpha Condé auraient été sollicités pour convaincre le fondateur du parti à la rose d'abandonner son projet de recevoir le président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire.

Mais le souhait du chef de l' État ne s'est pas réalisé. Lundi 29 juillet 2019, Laurent Gbagbo et Henri Konan Bédié se sont bel et bien rencontrés à Bruxelles. Selon le communiqué final qui a sanctionné l'entrevue, les adversaires d'hier partagent des points de vue et ont la même lecture de la situation sociopolitique de la Côte d'Ivoire.

Alassane Ouattara n'a pas mis de temps à réagir à la publication de Jeune Afrique. "Quand deux Ivoiriens se rencontrent, ce n’est pas mon problème. Les gens peuvent se voir où ils veulent et quand ils veulent, ce n’est pas mon affaire. Je ne suis jamais intervenu", a répondu le président ivoirien dont les propos sont repris par l'hebdomadaire.

Et l'ancien directeur adjoint du Fonds monétaire international (FMI) d'ajouter : "Ce n’est pas ma manière de faire de la politique. Mon problème, ce n’est pas cela, c’est de faire venir des investisseurs en Côte d’Ivoire et d’améliorer la vie de mes concitoyens."