Henri Konan Bédié dénonce une pression du pouvoir sur des cadres

Départ des cadres du PDCI, Henri Konan Bédié accuse
Par K. Richard Kouassi
Publié le 22 septembre 2019 à 17:10 | mis à jour le 22 septembre 2019 à 18:14

Dans la crise entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, anciens alliés au sein du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), des cadres du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) ont vite fait de lâcher le vieux parti pour déposer leurs valises dans le camp de l'ex-directeur général adjoint du Fonds monétaire international (FMI). Avec du recul, Bédié revient sur l'affaire.

Départ des cadres du PDCI, Henri Konan Bédié accuse

La rupture entre Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara est consommée depuis belle lurette. Si au départ, les deux hommes ont tenté de dissimuler leurs profondes divergences, on s'est vite rendu compte qu'elle était bien loin l'époque où le président ivoirien et son "frère ainé" filaient le grand amour. Après avoir chassé Laurent Gbagbo du pouvoir, le patron du PDCI et l'homme fort du Rassemblement des républicains (RDR) n'ont pu tenir longtemps leur alliance au sein du RHDP. Le natif de Daoukro clame haut et fort qu' Alassane Ouattara a refusé de lui passer la main en ce qui concerne la présidentielle de 2020. En effet, en 2015, Henri Konan Bédié a "sacrifié" son ambition politique et celle de son parti politique au nom du pouvoir des houphouëtistes, espérant reconquérir le pouvoir cinq ans plus tard avec l'appui d' Alassane Ouattara.

Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Henri Konan Bédié a évoqué ses relations avec Alassane Ouattara. " Oui. Il (Ouattara, NDLR) n’a pas tenu les engagements qu’il avait pris envers moi dans le cadre de l’appel de Daoukro, il n’a pas respecté ses engagements pour l’alternance en 2020 !", a révélé le président du PDCI. L'ex-président ivoirien n'a pas manqué de s'exprimer au sujet du départ massif de certains cadres de son parti vers le RHDP. Pour Henri Konan Bédié, le chef de l'Etat a fait pression sur des personnalités du PDCI afin de les attirer dans son camp.


"Je suppose qu’ils ont agi selon leurs intérêts. Pour les uns, conserver un poste, pour d’autres, parce qu’ils avaient été menacés par le pouvoir", a laissé entendre le "Sphinx" de Daoukro.



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