Affoussiata Bamba déconstruit l'affaire Mangoua Jacques: "C'est une fiction"

Affoussiata Bamba, ses craintes pour la Présidentielle de 2020

Affoussiata Bamba, ses craintes pour la Présidentielle de 2020
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 10 octobre 2019 à 16:40 | mis à jour le 10 octobre 2019 à 18:23

Le climat pré-électoral dépeint par Affoussiata Bamba-Lamine dans une interview publiée sur sa page Facebook prédit des orages à l'horizon. L'ancienne porte-parole des Forces nouvelles (FN, ex-rébellion) appelle cependant ses compatriotes à ne pas avoir peur.

Affoussiata Bamba, ses craintes pour la Présidentielle de 2020

Le divorce est totalement consommé entre le camp Alassane Ouattara et celui de Guillaume Soro. Affoussiata Bamba-Lamine, proche de l'ancien Président de l'Assemblée nationale indique de manière formelle que cette séparation entre les alliés d'hier est totalement irréversible. Aussi, n'a-t-elle pas manqué de critiquer vertement les actions du régime RHDP dans la conduite des affaires de l'Etat.

La question de la réforme de la Commission électorale indépendante (CEI), l'affaire Jacques Mangoua, le foncier rural, la Présidentielle de 2020, voici autant de questions que l'ancienne ministre de la Communication a passé en revue sans langue de bois. Concernant l'organe électoral, l'avocate a plutôt trouvé un sobriquet, « Commission d’Extermination des Ivoiriens » (CEI) pour indiquer qu'il ne respecte pas les recommandations de l'arrêt de la Cour africaine des droits de l'Homme et des peuples (CADHP) et est totalement inféodée au parti au pouvoir qui tentera un passage en force lors des élections.

L'ancienne Député d'Abobo évoque par ailleurs « le climat délétère dans lequel évolue » la Côte d'Ivoire. « L’affaire concernant le président du Conseil régional du Gbêkê, Monsieur Mangoua Jacques est une fiction digne d’une opération de barbouze ! » poursuit-elle.


Aussi, lance-t-elle cet appel à ses compatriotes : « C’est pourquoi, je demande au digne peuple de Côte d’Ivoire de ne pas avoir peur !! Quand un régime totalitaire sent la fin, il se comporte de cette façon. » Avant d'ajouter : « Il faut que les Ivoiriens n’aient pas peur ! Il faut que les Ivoiriens soient sereins. Tout pouvoir, quelle que soit sa durée, a toujours une fin, et cette fin, nous la voyons. Donc, il faut que le peuple prenne courage et qu’il reste déterminé, qu’il croit en sa résilience. »