Burkina: Une grenade explose dans une école, la gendarmerie rassure

Burkina Faso, quatre élèves blessés dans une explosion
Par K. Richard Kouassi
Publié le 08 janvier 2020 à 18:04 | mis à jour le 08 janvier 2020 à 18:14

Un drame est survenu dans une école au Burkina Faso le mercredi 8 janvier 2020. En effet, une grenade a explosé dans un établissement franco-arabe situé à Ouagadougou, précisément à Pazani, dans le secteur 38 de l'arrondissement 9. Le bilan fait état de quatre blessés

Burkina Faso, quatre élèves blessés dans une explosion

L'information a été reprise en boucle par la presse burkinabè. Une scène peu ordinaire s'est produite le mercredi 8 janvier 2020, à Darou Kour An HAdis, une école franco-arabe au Burkina Faso. Sawadogo Abdul Razak, enseignant dans la classe où s'est produite l'école, n'arrive pas à donner les circonstances exactes de l'explosion. "Je n’arrive pas à déterminer si c’est un passant qui a jeté l’explosif ou c’était dans le sac d’un élève", a-t-il confié au site d'informations lefaso.net. "Nous ne savons pas exactement ce qui s'est passé. Après constat on a dit que c'est une grenade. Mais on ne sait pas si elle était dans les mains des élèves ou si c'est quelqu'un qui l'a jeté dans la salle de classe", a affirmé un autre enseignant dont les propos sont repris par l'AFP.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, la gendarmerie nationale a confirmé la nouvelle. "Explosion ce matin d’une grenade suite à une manipulation dans l’école franco-arabe Darou Kour An HAdis au secteur 38, arrondissement 9 de Ouagadougou. Quatre élèves blessés, dont deux graves. Évacués vers un centre de santé. Nos équipes sont sur place. Vous pouvez vaquer tranquillement à vos occupations", a-t-elle rassuré. Il faut noter qu'au Burkina Faso, cette explosion a suscité de la panique et de l'inquiétude au sein de la population.


Rappelons que le samedi 4 janvier 2020, l'explosion d'un minibus transportant une vingtaine de passagers, dont des élèves, avait endeuillé le pays. Quatorze personnes ont perdu la vie dans ce drame. Dans un communiqué, les autorités du Burkina Faso avaient vigoureusement condamné "cet acte lâche et barbare qui vise à mettre à mal le moral des populations".