Simon, frère cadet de Guillaume Soro, transféré à la prison d'Adzopé

Simon Soro , cadet de Guillaume Soro transféré à Adzopé, ses avocats dénoncent une manoeuvre
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 11 janvier 2020 à 15:34 | mis à jour le 11 janvier 2020 à 15:36

Simon Soro, frère cadet de l’ancien chef du Parlement ivoirien, Guillaume Soro, a été transféré, vendredi 10 janvier 2020, de la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (MACA), à la prison d’Adzopé, dans le sud-est de la Côte d’Ivoire.

Simon Soro, cadet de Guillaume Soro, a été transféré à la prison d'Adzopé

L'information émane d’une déclaration du collectif d’avocats du candidat de GPS à la prochaine élection présidentielle ivoirienne.

Simon Soro, président de l’ONG La Vie, placé en détention à la MACA après la vague d'arrestations de certains proches de son ainé Guillaume Soro, le lundi 23 décembre 2019, a été transféré à la prison d’Adzopé.

Son camarade de lutte, Sékongo Félicien, président du MVCI, a, quant-à lui, été transféré à la prison civile de Divo.

«Le vendredi 10 janvier 2020, le directeur de l’administration pénitentiaire s’est encore rendu à la MACA pour faire transférer Messieurs SORO Yedjossigué Simon à Adzopé, Sékongo Félicien à Divo, toujours en exécution d’autorisations de transfèrement émanant du garde des sceaux, ministre de la Justice et des droits de l’Homme », informent les avocats.

Avant eux, Alain Lobognon et Souleymane Kamaraté dit Soul To Soul ont connu le même sort dans la nuit du mercredi 8 janvier dernier. Ainsi, le député de Fresco a-t-il été conduit à la prison de Grand-Bassam.

Quant au directeur de protocole de Guillaume Soro, il a été transféré à Toumodi en même temps que Babou Traoré. Camara Loukimane, Koné Théfour, Kando Soumahoro et Yao Soumaila ont, eux, été conduits nuitamment à Tiassalé pour les deux premiers cités et à Dabou pour les deux autres.

A en croire les explications du ministère ivoirien de la Justice, rapportées par le Conseil de Guillaume Soro, toutes ces décisions de transfèrement, sont relatives, tout d’abord au «surpeuplement» de la MACA, mais également à de «sérieuses menaces sécuritaires » que ferait peser la détention de ces inculpés sur ledit établissement.


Arguments que le collectif d’avocats, estime « infondés ». « En réalité, les transfèrements opérés sont totalement arbitraires et ne visent qu’à saper le moral des détenus », ont-ils dénoncé.

Ces transfèrements, ont-ils expliqué, entraineront surtout un «alourdissement» inutile de la procédure d’instruction judiciaire ouverte à leur encontre à Abidjan et « retarderont l’éclatement de la vérité ».