3e mandat : « Une insulte à la démocratie » (ex-diplomate américain)

Affaire 3e mandat de Ouattara, les refus se multiplient
Par Dreyfus polichinelle
Publié le 29 septembre 2020 à 10:49 | mis à jour le 29 septembre 2020 à 11:24

L'affaire de 3e mandat d'Alassane Ouattara continue de susciter des réactions à travers le monde. Un ex-diplomate américain vient de marquer son refus catégorique à « cette insulte à la démocratie ».

L'ex-diplomate américain Herman J. Cohen vent debout contre le 3e mandat de Ouattara

Alassane Ouattara avait annoncé devant l'Assemblée nationale et le Sénat, réunis en Congrès à Yamoussoukro, le 5 mars dernier, sa ferme volonté de prendre sa retraite politique définitive. Mais avec la brusque disparition de son Premier ministre et dauphin constitutionnel, Amadou Gon Coulibaly, le président ivoirien a dû se rétracter pour annoncer sa candidature à l'élection présidentielle du 31 octobre prochain.

Commence ainsi un nouveau bras de fer avec l'opposition ivoirienne, qui ne cesse de protester, à travers des marches éclatées et un mot d'ordre de désobéissance civile contre ce « 3e mandat anticonstitutionnel ». Du côté du pouvoir, il s'agit plutôt du « premier mandat de la troisième République ». Les Nations Unies ont donc dépêché le diplomate ghanéen Mohamed Ibn Chambas pour rencontrer les acteurs politiques ivoiriens afin de trouver le consensus nécessaire devant aboutir à des élections apaisées.

Une autre voix vient de s'élever pour protester contre cette candidature d'Alassane Ouattara. Il s'agit de celle de l'ancien diplomate américain, Herman J. Cohen. Dans un tweet, l'ancien Monsieur Afrique de la Maison-Blanche a déclaré : « Le président ivoirien ADO se prépare à remporter un troisième mandat illégitime avec le soutien d'un Conseil constitutionnel corrompu et d'une commission électorale corrompue qui assureront sa «victoire» au premier tour. » L'Américain appelle par ailleurs à une action contre cette candidature. « La communauté internationale devrait refuser de reconnaître cette insulte à la démocratie », a-t-il déclaré.


Le Président Ouattara, faut-il le rappeler, est déterminé à tenir la date constitutionnelle de l'élection présidentielle.




Articles les plus lus