CEI: Bédié et Affi font mentir le gouvernement devant la CEDEAO

CEI: Bédié et Affi font mentir le gouvernement devant la CEDEAO
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 22 octobre 2020 à 19:33 | mis à jour le 22 octobre 2020 à 19:33

Pascal Affi N’guessan et Henri Konan Bédié, les deux candidats de l’opposition significative, retenus pour le scrutin présidentiel du 31 octobre 2020, ont réitéré, ce jeudi, le maintien de leur mot d’ordre de désobéissance civile, lancé depuis le 20 septembre.

Guikahué: "Bédié et Affi n'ont jamais demandé la restructuration de la CEI ni un poste de vice-président pour le PDCI"

«Les candidats Henri Konan Bédié et Pascal Affi N’guessan maintiennent leur mot d'ordre de désobéissance civile pour le retrait de la candidature anti-constitutionnelle et illégale d'Alassane Ouattara, la réforme de la CEI et du conseil constitutionnel, l'audit international de la liste électorale, le retour des exilés et la libération des prisonniers politiques», a déclaré Maurice Kakou Guikahué, ce jeudi 22 octobre 2020.

L’ancien ministre de la Santé a par ailleurs réitéré la volonté de l’opposition, de voir la CEDEAO poursuivre son rôle d’observateur et de facilitateur dans la crise ivoirienne. Il n’a pas omis d’apporter un démenti formel à l’information selon laquelle l’opposition aurait formulé comme demande au gouvernement, lors de ses échanges avec les médiateurs de la CEDEAO, « la restructuration de la CEI avec une personnalité supplémentaire pour l’opposition et un poste de vice-président pour le PDCI-RDA, ainsi que la décomposition des CEI locales ».

« Cette affirmation erronée est une manipulation des échanges de la rencontre du 18 octobre 2020 au cours de laquelle les candidats Affi et Bédié n’ont, à aucun moment, formulé une telle demande », a-t-il clarifié. « Les candidats Henri Konan Bédié et Affi N’guessan portent à la connaissance de la communauté nationale et internationale et surtout de la CEDEAO, qu'ils ne se reconnaissent nullement dans cette affirmation du gouvernement qui ne reflète en rien les échanges avec les émissaires de la CEDEAO », a-t-il ajouté.


L’opposition recuse la candidature du président Alassane Ouattara à l'élection présidentielle du 31 octobre 2020, au motif que celle-ci n'est pas conforme à la constitution ivoirienne qui limite à deux, le nombre des mandats. Outre la candidature du leader du RHDP, elle exige également le retour au pays de tous les exilés politiques, notamment Laurent Gbagbo, Charles Blé Godé, Guillaume Soro, Noël Akossi Bendjo (…) et la libération des « prisonniers politiques ».




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