Le climat politique en Côte d’Ivoire devient intense à l’approche de l’élection présidentielle prévue pour octobre 2025. Le RHDP, par Kobenan Kouassi Adjoumani, a répondu aux récentes allégations du président du PDCI, Tidjane Thiam, qui a évoqué des menaces qu’il aurait reçues.
Supposées menaces, pour Kobenan Adjoumani : « Thiam cherche la compassion »
Réuni à la Rue Lepic à Cocody ce mercredi 16 avril, le ministre d’État Kobenan Kouassi Adjoumani a rejeté les accusations formulées par Tidjane Thiam lors d’une interview accordée à France 24, une chaîne de télévision française. Thiam avait exprimé des préoccupations pour sa sécurité en affirmant recevoir des menaces presque chaque jour.
Le RHDP, amusé par ces déclarations, dénonce une tentative de manipuler l’opinion publique. « S’il y a réellement des menaces, qu’il contacte les autorités compétentes ! », a déclaré Kobenan Kouassi Adjoumani. Selon lui, Tidjane Thiam cherche surtout à attirer la sympathie du public national et international plutôt que de dénoncer une menace réelle.
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Adjoumani souligne : « Dans un État de droit comme la Côte d’Ivoire, personne ne doit craindre pour sa sécurité à cause de ses opinions politiques. » Il affirme que les opposants peuvent s’exprimer librement, sans subir de représailles, et accuse Tidjane Thiam de vouloir créer un sentiment d’insécurité artificiel.
Tidjane Thiam déclare ne pas pouvoir identifier les auteurs de ces menaces. Le RHDP considère pour sa part que ses propos « relèvent de l’imagination ». Ces clarifications renforcent l’affrontement verbal entre les deux camps. Pour le RHDP, ces déclarations sans fondement nuisent à l’atmosphère politique et détournent l’attention des véritables enjeux de la présidentielle à venir.
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Le parti au pouvoir appelle à un dialogue responsable, loin des excès médiatiques, et réaffirme son engagement en faveur de la paix et de la liberté d’expression. Le porte-parole du parti du Président Alassane Ouattara estime par ailleurs que ceux “qui veulent, par extraordinaire, diriger la Côte d’Ivoire doivent apprendre à respecter les lois de la République”, une allusion faite aux récents retraits des représentants du PPA-CI et du PDCI-RDA de la CEI.
Ces décisions exposent les agents exécutants ces mots d’ordre de leur parti politique s’exposent à des « poursuites judiciaires pour parjure ».

