Guillaume Soro humilié en Espagne : Ce qui s’est passé à son hôtel

Guillaume Soro échappe à une tentative d’enlèvement en Espagne
Par David Yala
Publié le 13 octobre 2019 à 11:29 | mis à jour le 13 octobre 2019 à 11:41

En Espagne pour sa Crush party (une sorte de rencontre de communion avec ses partisans), Guillaume Soro a vécu des moments très pénibles ce week-end à Barcelone.

Guillaume Soro échappe à une tentative d’enlèvement en Espagne

C’est à croire que la guerre Ouattara-Guillaume Soro s’est déportée hors des frontières ivoiriennes. Après sa Crush party réussie de Paris en août dernier, le Président du Comité politique a voulu remettre les couverts ce samedi 12 octobre 2019 en Espagne. Mais il ne savait pas que quelque chose de tout à fait humiliant l’y attendait. Et c’est Guillaume Soro lui-même qui relate les faits.

« J’arrive à Barcelone. Je loge à l’hôtel Palace de Barcelone. Je me couche dans ma chambre. Entre 3 h et 4h du matin, une escouade de policiers descend dans ma chambre. Le concierge a juste le temps d’appeler et puis me dire mister Soro, la police est devant ta porte. Je dis mais qu’est ce qui ne va pas ? J’ai à peine le temps de me lever de mon lit, j’arrive, la porte de ma porte est assiégée. Je pars j’ouvre la chambre. Et un policier me dit oui tu es Monsieur Soro ? Je dis oui je suis Monsieur Soro. Et il me dit veuillez nous suivre vous êtes en état d’arrestation », raconte Guillaume Soro, totalement désemparé.

Mais qu’est-ce qu'il a bien pu se passer entre temps pour que des policiers espagnols assiègent l’hôtel où est logée une ex haute personnalité de la Côte d’Ivoire ? Pour rappel, Guillaume Soro a été ministre, Premier ministre puis président de l’Assemblée nationale jusqu’à sa démission en février dernier des suites de profonds malentendus avec le Président Alassane Ouattara au sujet du RHDP (parti au pouvoir).

«J’ai assumé des responsabilités dans mon pays. Es-ce que vous pouvez faire ça à Zapatero ? Je ne vous suis pas. Ce qui doit être fait, doit être fait dans ma chambre ici. Ils ont discuté et discuté. J’ai dit moi je ne bouge pas. Et je ne permets à personne de s’avancer vers moi. Je ne permets pas ça. Ils ont discuté et discuté et après ils sont partis. Il y a un parmi eux qui parlait français qui me dit : Monsieur Soro, appelez votre ambassadeur pour voir avec Interpol. Je dis ah bon, donc mon ambassadeur est informé ? Il dit je ne t’ai rien dit mais essaie de voir Interpol. J’ai des connaissances à Interpol Lyon. Je les ai appelés. Le siège n’était pas informé. J’ai écrit à l’ambassadeur d’Espagne en Côte d’Ivoire. Il m’a répondu mais il n’y a rien », relate le «fils rebelle » d’Alassane Ouattara.

Alors question. Si ni le siège d’Interpol ni l’ambassadeur de Côte d’Ivoire en Espagne ne sont informés d’une quelconque tentative d'arrestation de Guillaume Soro, qui a bien pu donner l’ordre à Interpol Espagne de le faire ?


« Donc ce qui a dû se passer, c’est que l’Interpol d’Abidjan a dû appeler l’Interpol d’Espagne sans passer par le siège, juste pour m’humilier, qu’on me voit menotté en Espagne. Je ne suis pas affirmatif. Je mets tout ça au conditionnel. Mais ça, je ne vais pas laisser. Je vais porter plainte ici (en Espagne) parce que la loi ne permet à la police de descendre chez un citoyen avant 6h du matin. Moi, on m’a assiégé entre 3h et 4h du matin, simplement parce que je venais faire une crush party ici à Valence», a vertement dénoncé Guillaume Soro.