La gestion d'Alassane Ouattara fustigée: L’État de droit est "inexistant"

Alassane Ouattara et son régime ont fait l'objet de vives critique samedi dernier à Yamoussoukro
Par Jean Kelly Kouassi
Publié le 22 octobre 2019 à 11:24 | mis à jour le 22 octobre 2019 à 11:26

Le régime du président Alassane Ouattara a fait l’objet de vives critiques, samedi dernier, de la part des formations politiques membres de la Coalition pour la démocratie, la réconciliation et la paix (CDRP), fraîchement mise en place par Henri Konan Bédié, président du PDCI-RDA.

CEI, démocratie : Ouattara Gnonzié charge Alassane Ouattara et son régime

Devant les milliers de militants du PDCI-RDA qui ont effectué le déplacement de Yamoussoukro, samedi dernier, l’ancien ministre de la Communication, par ailleurs président du RPP, Ouattara Gnonzié, a littéralement descendu le régime du président Alassane Ouattara. Le porte-parole du jour de la CDRP, a notamment évoqué la question de la nouvelle Commission électorale indépendante (CEI), véritable point de discorde entre opposition et parti au pouvoir à quelque un an de la prochaine élection présidentielle. Sur ce point, l’ancien DG de la RTI n’a pas tergiversé.

Pour lui, cette CEI est une épée de Damoclès placée sur la tête des Ivoiriens en ce sens qu’elle n’a rien d’une institution, tant au niveau de sa composition que des hommes qui la composent. Pis, dira-t-il, elle n'est pas capable de garantir des élections crédibles, justes et transparentes. «D’aucuns parleraient plutôt d’un séisme en voie d’ébullition sous nos pieds parce que cet instrument, car il faut l’appeler ainsi, n’a ni les qualités, ni le contenu, ni les hommes pour organiser des élections justes, équitables, consensuelles et dignes de confiance », a argué Ouattara Gnonzié.

Jugeant cette CEI largement inféodée au parti présidentiel, le porte-parole de la CDRP n'a pas manqué de faire ressortir le danger que pourrait constituer cet "instrument" aussi bien pour la paix que pour la stabilité sociale en Côte d’Ivoire. Ouattara Gnonzié a également pointé du doigt le "recul de démocratie" sous l'ère Ouattara.


A l'en croire, la démocratie n’a jamais été autant contrariée que ces 8 dernières années. Quant à l'État de droit, a-t-il fait savoir, il est "quasi inexistant". « Tous ceux qui suivent la vie politique ivoirienne depuis le retour au multipartisme en 1990, sont unanimes à reconnaitre que la démocratie n’a jamais été autant contrariée que ces huit dernières années et l’État de Droit quasi inexistant », a martelé le président du RPP. Avant d’ajouter que « la conséquence, c’est la répression dont sont l’objet tous ceux qui ne fredonnent pas la même chansonnette que les tenants du pouvoir RHDP ».



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