Laurent Gbagbo pose ses conditions avant de parler à Soro

Laurent Gbagbo, pas pressé de recevoir Guillaume Soro
Par K. Richard Kouassi
Publié le 07 novembre 2019 à 11:49 | mis à jour le 07 novembre 2019 à 12:09

Laurent Gbagbo ne semble pas prêt à pardonner à Guillaume Soro. L'ex-président ivoirien jugé par la Cour pénale internationale (CPI), a été acquitté le 15 janvier 2019. Le fondateur du Front populaire ivoirien (FPI, parti politique d'opposition) est actuellement en liberté sous condition en Belgique. S'il a reçu plusieurs personnalités politiques ivoiriennes, l'époux de Simone Gbagbo n'est pas pressé d'échanger avec Guillaume Soro, son ancien Premier ministre.

Laurent Gbagbo, pas pressé de recevoir Guillaume Soro

En 2010, à la faveur du second tour de l'élection présidentielle, lorsqu'il a fallu choisir entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo, qui réclamaient tous deux la victoire, Guillaume Soro n'a pas hésité à porter son choix sur le candidat du Rassemblement des républicains (RDR) au détriment de celui de La Majorité préssidentielle (LMP).

Près de dix ans plus tard, le député de Ferké est entré en discorde avec celui qu'il a aidé à s'installer dans le fauteuil présidentiel. L'homme de 47 ans a été contraint d'abandonner le siège de président de l'Assemblée nationale pour avoir refusé de rejoindre le RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix).

Candidat déclaré à la présidentielle d'octobre 2020, l'ancien patron de la rébellion ivoirienne a pris la ferme résolution de prêcher la réconciliation nationale. "J'ai décidé de demander une fois de plus pardon aux Ivoiriens pour tout ce que, depuis 2002, j'ai pu consciemment ou inconsciemment commettre comme offenses à ce peuple qui a tant souffert. J'adopterai la même démarche de pardon et j'irai demander pardon à mes ainés, les présidents Henri Konan Bédié, Alassane Ouattara et aussi Laurent Gbagbo", affirmait-il en juillet 2017.


Deux ans après, le président de GPS (Générations et peuples solidaires) n'a toujours pas rencontré son ancien mentor, établi en Belgique depuis sa mise en liberté sous condition par la Cour pénale internationale. La Lettre du Continent croit en savoir davantage sur cette affaire. Le média français dans son numéro 811 du 6 novembre informe que Laurent Gbagbo exige des "excuses publiques" de la part de Guillaume Soro avant toute audience.




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